Les quatre heures du documentaire Lance , que diffusera ESPN à partir de la semaine prochaine, devraient faire un nouveau carton.

Ma vérité est celle dont je me souviens." Posée en préambule du documentaire Lance , que diffusera ESPN à partir de la semaine prochaine (visible en Belgique par le biais d’un player accessible pour 11,99 € par mois) en deux épisodes mis en ligne les 25 mai et 1er juin, la petite phrase d’Amstrong donne le ton de ce qui s’annonce déjà comme un nouveau carton de la chaîne sportive après le succès de The Last Dance consacré à Michael Jordan.

Si seul un trailer d’un peu plus d’une minute circule actuellement officiellement sur Internet, certains des passages forts de ce film ont cependant fuité.

Son adolescence et la culture de la triche

Triathlète avant de devenir cycliste pro, l’Américain évoque ses premiers pas dans la discipline à l’adolescence et la culture très particulière de la gagne que lui inculqua son beau-père, Terry Armstrong. "On falsifiait ma date de naissance, je participais donc illégalement puis battais tout le monde…"

Les débuts du dopage

Si, dans les confessions qu’il avait autrefois accordées à Oprah Winfrey en 2013, l’ancien septuple vainqueur du Tour de France avait avoué avoir pris une série de substances interdites, jamais il n’avait encore évoqué sa prise de contact avec le dopage. "Je devais avoir 21 ans (NdlR : soit en 1992, un an avant son titre de champion du monde à Oslo)", confesse-t-il ici.

La découverte de l’EPO, le carburant de fusée

Armstrong avoue avoir commencé à travailler avec le docteur Michele Ferrari (médecin italien exclu à vie de toute collaboration avec des athlètes) en 1995. "Nous avions déjà essayé la cortisone, un carburant peu puissant, mais l’EPO était d’un tout autre niveau. Les avantages en termes de performances étaient si importants que le sport est passé d’un dopage assez léger, qui a toujours existé, à ce carburant de fusée. C’était la décision que nous devions prendre…"

Le lien entre dopage et cancer 

"Je ne sais pas si les deux choses sont liées ou non, mais ce dont je suis certain, c’est que la seule fois où j’ai pris des hormones des croissance, c’était la même année (NdlR : que celle lors de laquelle on lui a diagnostiqué son cancer, en 1996).

Des larmes pour Ullrich, du mépris pour Landis

Si Armstrong enrage sur la destinée de Marco Pantani et verse une larme au moment d’évoquer la situation actuelle de Jan Ullrich (qui est passé par plusieurs cures de désintoxication), il a des mots très durs pour celui qui a été le plus déterminant dans sa chute. "Cela pourrait être pire pour moi, vous savez, je pourrais être Floyd Landis et me réveiller en merde chaque matin…"