L'Anversois sera le franc-tireur de la sélection belge

STUTTGART Bjorn Leukemans est un bon vivant, il aime blaguer et taquiner les journalistes. Avec lui, il faut toujours être attentif, car, entre deux boutades, il a l'art de distiller des vérités qui sont toujours bonnes à entendre.

De manière générale pourtant, on le sent heureux. Heureux surtout d'avoir retrouvé un niveau digne des espoirs placés en lui par ceux qui l'ont amené au plus haut stade de son sport. "J'ai eu mon lot de contre-temps (NdlR: mononucléose, blessures diverses) et j'espère maintenant que je vais enfin pouvoir tourner la page, dit celui qui n'en est qu'à son deuxième Mondial (après celui de Madrid en 2005). Je suis motivé pour ce championnat, même si je n'ai pas eu la préparation que j'aurai désirée, puisque je voulais aller à la Vuelta et que les dirigeants de Predictor-Lotto m'ont refusé ce privilège, parce que Cadel Evans entendait y faire un résultat."

Tiens, Leukemans n'aurait-il pas vu d'un bon oeil le fait de devoir se mettre entièrement au service de l'Australien? "Pas du tout, rétorque l'Anversois, si on me le demande, je m'exécute, mais je reconnais que j'aime travailler pour un leader qui sait apprécier la valeur des services rendus."

Entre les lignes, on lira donc que ce n'est pas le cas d'Evans, ce qui correspond en effet à sa réputation... Passons! Pour dimanche, on fera bien de tenir Leukemans à l'oeil. "Philippe Gilbert sait grimper et sprinter, je sais grimper et sprinter, conclut-il avec un clin d'oeil. Mais bon, on verra mon état de fraîcheur en fin de course!"

Encore un franc-tireur à surveiller?



© La Dernière Heure 2007