Le champion du monde compte bien enrichir son palmarès en 2020.

Mads Pedersen n’est du genre à se reposer sur ses lauriers. Le Danois n’a même pas encore pris le temps de visionner la course sur route des mondiaux du 29 septembre dernier, à l’issue de laquelle il avait décroché la médaille d’or à la surprise générale. "J'ai eu l’opportunité de la regarder, mais j'ai choisi de ne pas le faire. Je veux garder les premières impressions de la course telles que je les ai ressenties le jour même", a indiqué le champion du monde à Cyclingnews.

Le coureur Trek-Segafredo préfère ne pas trop s’appesantir sur le plus beau jour de sa jeune carrière. "J'ai encore faim. Ce n'est que le début. Je n'ai que 24 ans et j'en veux plus", promet Mads Pedersen. Et le Danois, qui s’est révélé aux yeux du grand public en prenant la deuxième place du Tour des Flandres 2018, a fait des classiques pavées son prochain grand objectif. "Je veux vraiment gagner Paris-Roubaix. Je l'ai gagné en tant que junior (NdlR : en 2013) et je veux ce gros pavé à la maison. Je ne dirai pas que je vais gagner cette année parce que je sais combien il est difficile de remporter ce type de classique mais j'espère que j'ai encore quelques années au plus haut niveau. Mais si je m’impose au Tour des Flandres et non à Roubaix à la fin de ma carrière cycliste, je serai quand même fier", assure le coureur Trek-Segafredo.

Mads Pedersen espère désormais que son succès aux mondiaux va lui permettre de franchir encore un cap. "Maintenant, je dois atteindre un niveau supérieur avec cohérence. Je dois croire que chaque fois que je cours, je peux être au top. Côté puissance, j'ai montré que je pouvais être là. Pour réussir à le faire à chaque course, cela se situe peut-être au niveau mental", détaille le Danois.

Mais même s’il parvient à atteindre son meilleur niveau au printemps prochain, Mads Pedersen va devoir apprendre à courir avec son nouveau statut. Et avec l’embarrassant maillot arc-en-ciel sur les épaules, qui a mis certaines carrières entre parenthèses par le passé. "Au Danemark, nous disons que si une mauvaise chose se produit pour quelqu’un, alors une bonne chose peut se produire pour quelqu’un d’autre. Donc, peut-être que si beaucoup d’adversaires m’observent, cela pourrait être bon pour l'équipe parce que nous avons beaucoup de bons coureurs", juge le champion du monde. Un marquage de Mads Pedersen pourrait en effet permettre à un autre Trek-Segafredo de s’imposer. Cela tombe bien puisque l’équipe américaine compte dans ses rangs Jasper Stuyven et Edward Theuns.