Marc Sergeant est très satisfait des 40 succès de la saison 2015 et est confiant pour 2016.

Le centre de Malines respirait la tranquillité, ce mercredi midi. Et la sérénité. Un peu à l’image de Marc Sergeant. Le manager de la formation Lotto-Soudal est très satisfait du bilan de son équipe en 2015. Et il est confiant pour 2016.

"Nous sommes très contents de notre saison", expliquait-il lors du traditionnel dîner de fin de saison, tenu en compagnie des médias. "Il nous a manqué une victoire dans une classique du printemps, mais nous avons été très présents tout au long de l’année. Nous avons été offensifs. Or, l’attaque, plutôt qu’attendre et attendre encore, fait partie, selon moi, de l’essence du cyclisme, de la beauté de notre sport. Je voulais voir mes coureurs avec de l’ambition au départ des courses. Ils l’ont fait. Pour moi, une des images du printemps a d’ailleurs été celle de Jürgen Roelandts, seul, dans la tempête, en tête de Gand-Wevelgem. Malheureusement, il n’a pas gagné ce jour-là à cause d’une course très dure, mais on nous a vus: nous avons offert un cyclisme attractif."

Le bon bilan de l’équipe ne repose cependant pas que sur ce panache. "Nous avons battu notre record de victoires, en le plaçant à 40 succès, score qui aurait dû compter deux victoires en plus si André Greipel et Jens Debusschere n’avaient pas été déclassés dans des sprints litigieux, dans une étape du Tour de Grande-Bretagne et à Koolskamp. Et parmi ces quarante succès, il y en a eu 14 en World Tour , ce qui n’est pas rien."

Il y a donc eu la qualité, en plus de la quantité. Avec notamment quatre victoires d’étapes au Tour de France et une au Tour d’Italie (Greipel), mais aussi des classiques, avec Montréal (Wellens) et Hambourg (Greipel), sans oublier des courses par étapes comme l’Eneco Tour (Wellens). Ce qui a permis à l’équipe de terminer neuvième du World Tour (elle est troisième si on prend les points de la seconde partie de l’année). "Cette bonne saison, je pense qu’on la doit aux bons choix que nous avons posés l’hiver dernier", poursuit Marc Sergeant. "Notamment en décidant d’alléger le programme de certains coureurs, comme André Greipel et Jens Debusschere, à qui on a demandé de ne pas faire le Tour Down Under. André n’était pas convaincu, car il préférait rouler là-bas, sous le soleil, plutôt qu’ici, dans le froid. Mais après sa victoire aux Champs-Élysées, son quatrième succès sur le Tour, il s’est dit que cela avait été le bon choix ! Choisir de ne pas emmener Jurgen Van den Broeck au Tour de France pour viser des victoires d’étapes sur la Grande Boucle était aussi une bonne solution."

Des choix pour la saison prochaine, il y en aura à nouveau bientôt. "Comme par rapport au grand Tour que fera Tim Wellens en 2016. Ce qui est certain, c’est que nous aurons de l’ambition l’an prochain : nous voulons faire aussi bien qu’en 2015. Et gagner une grande classique."