Marc Sergeant se félicite d'avoir transféré Philippe Gilbert dans son équipe

BRUXELLES "Bravo, Phil, merci". Avec une frappe sur l'épaule de Philippe Gilbert, qui répondait alors à la presse, à même la ligne d'arrivée à Ans, et une poignée de mains, Marc Coucke, le patron de Silence, est venu féliciter son coureur. Le remercier aussi, car le Liégeois, qui pointe au 5e rang mondial, a plus d'une fois sauvé les meubles de Silence-Lotto ces dernières semaines.

Pour l'équipe belge, les débuts ont été catastrophiques, en partie du fait de la malchance, mais aussi pour des raisons techniques qu'on se refuse à avouer (changements de matériels, bouleversements de programmes). Rapidement, là où la sérénité aurait dû prévaloir, la panique a pris le relais.

Au final, ce sentiment de sauve-qui-peut aura permis à Philippe Gilbert, qui le réclamait, de courir le Tour des Flandres où il est monté sur le podium, réussissant le plus beau résultat printanier d'une formation qui n'a conquis à ce jour que deux succès (une étape de la Semaine Coppi Bartali grâce à Cadel Evans et une du Tour de Turquie par Olivier Kaisen).

"À l'exception de Milan-Sanremo, on a fini toutes les classiques dans le Top 4", remarque Marc Sergeant, le manager du groupe sportif. "C'est difficile de dire qu'une grande victoire serait mieux que toutes ces places d'honneurs (NdlR : outre le triplé de Gilbert, il y a aussi les 4e et 5e places d'Hoste et de van Summeren à Paris-Roubaix), mais c'est com- me un gâteau sans cerise. On a été souvent collectivement très forts, notamment dans la deuxième partie des classiques où on a vu Gilbert, Evans, mais aussi Vanendert, Van den Broeck ou Dekker."

En tout cas, Marc Sergeant se félicite d'avoir attiré Philippe Gilbert dans son équipe.

"Il a de l'avenir dans ces classiques", dit l'ancien champion de Belgique. "Ses meilleures années doivent encore venir. C'est un investissement plus que rentable."



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