"J'ai fait au mieux avec mon équipe", a indiqué Marianne Vos, 34 ans. "Lizzie Deignan a pris l'initiative très tôt et elle a vite pris un bon avantage. Quand je suis sortie dans le final, je savais que ce serait très dur. Je suis revenue à 1:15 mais sans plus. J'ai continué à rouler pour la 2e place et je ne peux qu'être contente du résultat. Lizzie est entrée première dans le premier secteur pavé. On lui a laissé un trou mais elle était partie. Il y avait certes des chutes mais elles n'ont pas provoqué l'échappée".

Marianne Vos a évoqué l'excellent travail de son équipe pour son placement dans les secteurs pavés. "Ce fut chaotique dès la première heure, la grosse bagarre pour entrer dans le premier secteur. Mon équipe a fait un très bon travail pour m'y placer correctement. Le secret est d'entrer dans une bonne position dans un secteur et ensuite rester concentrée. Certains tronçons étaient très glissants et boueux. Mais mon sentiment est que c'est formidable de pouvoir disputer une course comme celle-là. J'ai essayé de ne pas penser trop, quand ça devenait vraiment dur. Il faut parfois débrancher son cerveau dans pareille aventure. Le but est d'éviter les chutes et les problèmes. D'où le rôle important de l'équipe pour être bien positionnée. Et, une fois sur le pavé, il faut essayer de garder sa ligne et piloter le vélo, pousser sur les pédales".

"Je pense que cette première édition devait être pluvieuse et boueuse", a encore commenté Marianne Vos. "Elle devait être épique. Avec les reports, en raison de la crise sanitaire, l'excitation d'y être était d'autant plus forte. Ce fut fantastique d'avoir couru cette course et je suis très heureuse qu'elle reviendra désormais chaque année dans le calendrier".