Cette saison, le Tour de France fait peau neuve. Avec une nouvelle édition homme qui a été dévoilée aujourd'hui. Mais également avec la première édition du Tour de France féminin. Dans la foulée des hommes, une Grande Boucle féminine voit donc le jour entre le 24 et le 31 juillet 2022. Pour France Info, Marion Rousse, la directrice de l'événement qui sera retransmis dans 170 pays, a dessiné les contours de la course.

L'ancienne coureuse cycliste professionnelle a notamment abordé la délicate question des primes. "Ça sera 250.000 euros de prix total", annonce la femme du champion du monde Julian Alaphilippe. "Pour les hommes c'est 500.000 euros pour la victoire finale. Mais il faut savoir aussi que c'est un Tour de France qui dure trois semaines. Là, ça sera huit étapes donc, on peut comparer plus à des courses comme Paris-Nice ou le Critérium du Dauphiné. Et je peux vous dire que c'est plus que sur le Dauphiné actuellement."

Cette somme est déjà bien plus élevée que celle perçue par la gagnante de Paris-Roubaix. Elizabeth Deignan avait empoché la somme de 1500 euros tandis que Sonny Colbrelli a pris 30 000 euros dans son portefeuille. "Non, ce n'est pas normal", embraye Marion Rousse. Elle a également tenu à pondérer les critiques. "Amaury Sport Organisation a fait le choix de créer une course Paris-Roubaix féminin qui n'existait pas auparavant et qui n'avait pas de sponsor puisqu'elle n'existait pas. Donc, on ne connaissait pas son potentiel en termes de médiatisation, qui a été une réussite puisqu'on a pratiquement fait deux millions d'audiences. On espère l'année prochaine que des médias nous rejoignent, qu'on ait des sponsors et que les prix et les grilles de l'Union cycliste internationale évoluent."

L'objectif à terme de la directrice de ce premier Tour de France féminin est clair: "Payer les femmes au même prix que les hommes le plus tôt possible". Mais avant cela, l'organisation doit être parfaite. "D'un point de vue sportif, notre premier objectif est que cette première soit une réussite. Qu'on ait du beau spectacle, que les médias s'intéressent, qu'on rentre vraiment dans le cœur des Français, dans les mœurs des Français. Que le cyclisme féminin, ça ne soit plus un étonnement lorsqu'on allume la télé et qu'on voit des filles sur un vélo. Mais bien que ce soit normal. On aura déjà gagné notre pari et tout s'enchaînera derrière très vite", conclut-elle.