Cyclisme

Écarté des pelotons pendant près de six mois par la faute d'une mononucléose, le Britannique a retrouvé le plaisir de la compétition.

Sur le compte Instagram de Mark Cavendish, les derniers clichés mis en ligne pourraient être confondus avec les affiches d'une campagne publicitaire pour du... dentifrice. Sourire ultra-bright sur les lèvres, le sprinter britannique y affiche une perpétuelle banane très éloignée de le moue bougonne qu'il prend parfois plaisir à afficher comme un bouclier aux sollicitations médiatiques.

Privé de compétition durant près de six mois en raison du virus d'Epstein-Barr qui l'avait contraint, en août, à se résoudre à un « break d'une durée indéterminée » dans sa carrière, le Manais semble baigner dans un océan de bonheur depuis qu'il a pu, à nouveau, épingler un dossard sur le dernier Tour de San Juan (8e de la 1re étape et 12e de la dernière). Entre sa participation à la Prudential Ride London Surrey Classic et l'épreuve argentine, le Cav aura vécu 180 jours aux allures de montagnes russes.

"Le mal qui m'habitait (NdlR : c'est lui qui cause, notamment, la mononucléose) est compliqué à accepter car il ne se traite pas comme la plupart des autres pathologies, a ainsi commenté le ManXpress en marge du Tour de San Juan. Il ne s'agit pas d'être souffrant ou guéri car ce virus est en moi pour le restant de ma vie sans doute et il me faudra apprendre à composer avec lui afin d'éviter qu'il ne se manifeste à nouveau de manière trop virulente. Nous avons cherché, avec mon entourage, des cas semblables au mien de manière à mieux comprendre comment l'aborder, mais ce n'est pas simple, un cas n'est pas l'autre. Cela fait maintenant deux ans que je me bats contre cette maladie... »

L'accro à l'adrénaline et à la vitesse qu'il est a donc dû se résoudre à apprendre les vertus de la patience. "Je sais que les choses vont prendre du temps et je n'attends d'ailleurs rien des premiers mois de la saison, a confié l'ancien champion du monde à cyclingnews. L'équipe me soutient et ne me met aucune pression, je vais faire confiance à mes sensations. J'ai choisi de reprendre la compétition sur le Tour de San Juan car l'attention médiatique et l'exigence du parcours me convenaient mieux. J'enchaînerai ensuite avec le Tour des Emirats Arabes Unis (NdlR : du 24 février au 2 mars). Le Tour de France ? J'espère bien évidemment y être, c'est la course qui guide ma carrière toute entière. Mais bien au-delà de ça, j'ai compris ces dernières à quel point j'aimais le vélo. Je mesure mieux le plaisir et le bonheur que j'ai à enfourcher ma machine chaque jour. J'adore tout simplement cela !"