Le cyclisme italien attend toujours le successeur de Vincenzo Nibali, dernier vainqueur d’un Grand Tour (le Giro en 2016). Le Requin de Messine, plus proche de la fin de carrière que de ses belles années, observe cela avec un peu de distance. Actuellement 13e du classement général (à 4:04 d’Egan Bernal), il rêve d’un coup d’éclat d’ici l’arrivée à Milan. Quant à Damiano Caruso, 3e, et son équipier Giulio Ciccone, 8e, ils nourrissent des ambitions de podium.

"Vincenzo Nibali reste le coureur italien le plus populaire", assure Mauro Vegni, quand on lui demande qui prendra le relais du Sicilien. "Et de loin ! Vous l’entendez à chaque départ d’étape. Le public l’aime bien parce qu’il est généreux dans l’effort. Il ose attaquer. Et, en plus, il s’est fait un fameux palmarès. Mais c’est vrai qu’il est sur le déclin. Giulio Ciccone semble être le plus prometteur, aujourd’hui. Il s’est révélé il y a deux ans. L’année dernière, il n’avait, malheureusement, pas pu s’exprimer comme il l’espérait à cause du Covid. Il se profile, je pense, comme le prochain grand coureur italien pour les courses à étapes. En tout cas, il montre de très bonnes choses dans ce Giro."