McEwen douche l'enthousiasme des tifosi

Cyclisme

Eric de Falleur

Publié le

McEwen douche l'enthousiasme des tifosi
© Photonews
Tour d'Italie. Au lendemain de la prise de pouvoir de Savoldelli, l'Australien s'est payé le scalp de Petacchi

MARCINELLE Les deux premières des quatre étapes wallonnes du 89e Tour d'Italie ont couronné deux grands champions. En premier lieu, Paolo Savoldelli, à Seraing, qui a dominé tous ses adversaires dans le chrono d'ouverture, repoussant McGee à onze secondes et les au- tres plus loin encore. Hier, malgré une échappée au long cours de quatre courageux que la météo détestable du début d'étape n'avait pas rebuté, c'est, comme attendu, au sprint que s'est joué cette 2e étape, Mons-Marcinelle. Une grande partie de la foule attendait Petacchi, voire Bettini (finalement 3e et qui compense ainsi en partie son prologue raté) ou un des 46 autres coureurs italiens engagés dans ce Giro, mais c'est Robbie McEwen qui s'est imposé au bout de l'avenue Mascaux.

L'Australien est presque belge puisqu'il vit à Everbeeke, dans la banlieue de Zottegem où il a connu son épouse, Angélique. Avec elle, le coureur de Davitamon-Lotto a eu deux enfants. Ewan, qui fêtera mercredi ses 4 ans et qui est monté, avec son père, sur le podium, hier.

«Chaque année, je gagne l'une ou l'autre étape du Giro pour mon fils», disait Robbie McEwen avec le sourire. De fait, il a conquis hier son neuvième succès en quatre ans. «Mais, cette fois, c'est à ma fille, Elena, née il y a neuf semaines (NdlR: dans la nuit précédant le Volk), que je veux dédier cette victoire.»

Mais aussi à ses équipiers. «Une fois encore, ils ont travaillé magnifiquement et pour l'équipe, après un printemps en demi-teinte, c'est une délivrance, poursuivit l'Australien. Plusieurs de mes équipiers, comme Kuyckx, Roesems ou Van Hecke, disputent leur premier ou deuxième grand tour et ils ont quand même fait le boulot qu'on attendait d'eux sans problème, avec une belle réussite.»

Car pour McEwen tout s'est passé comme sur des roulettes.

«Tous les sprints gagnés sont évidemment des sprints parfaits, rigolait- il. Cette fois, tout s'est bien passé jusqu'à 200 mètres de la ligne quand Petacchi, me voyant dans sa roue, a hésité. Je me suis retrouvé un peu enfermé mais Pollack est passé en lançant le sprint. J'étais coincé entre Ongarato et Brown. Je n'ai pas hésité trop car il ne le faut jamais, et comme il y avait un trou je m'y suis glissé. La suite a été sans problème.»

Pour McEwen et les siens, le Tour d'Italie est déjà réussi. D'ici à Milan, où l'Australien n'ira pas quoi qu'il arrive, puisqu'il veut garder des forces pour le Tour, les Davitamon-Lotto pourront toujours se retrancher derrière ce succès, acquis de surcroît en Belgique, sur leurs terres. Victime d'une lourde chute lors des Trois Jours de Flandre occidentale, début mars, dans laquelle il se brisa deux côtes, McEwen a remporté son septième succès de la saison, soit quasi la moitié des treize gagnés tant par Boonen que Petacchi.

«Dans les sprints après une course dure, comme une classique, Tom est le plus rapide, reconnaissait-il. Tandis qu'Alessandro est quasi imbattable dans les sprints longs et rapides. Et moi..., (il sourit), je me débrouille dans le reste. Mais, sans ma blessure, j'aurais gagné beaucoup plus...»

© Les Sports 2006

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