Il a cru à la victoire, Jordi Meeus. Le très prometteur jeune sprinter belge avait réalisé la bonne opération en se glissant dans l’importante échappée de l’Eurométropole Tour, dont il était l’un des plus rapides, sur le papier, avec Nacer Bouhanni ou Mads Pedersen. Mais l’avant-garde du peloton les a repris, de justesse, avant l’arrivée.

"Je n’ai pas été surpris de voir un groupe revenir sur nous, car j’en avais été informé à l’oreillette", raconte le coureur de Bora-Hansgrohe. "J’espérais que les meilleurs sprinters n’y soient pas. Malheureusement pour moi, Fabio Jakobsen y était. Et il a été plus rapide que moi. Je suis déçu !"

Car il tourne vraiment autour de la victoire ces dernières semaines. Sur ces trois dernières courses, il a terminé trois fois sur le podium : troisième de la Flèche de Gooik, deuxième du Grand-Prix de Denain et deuxième à nouveau ce mercredi, sur l’Eurométropole Tour. "Je passe à nouveau si près de la victoire, c’est dommage", détaille celui qui a remporté, cette année, une étape du Tour de Hongrie. "Mais il n’y a pas de honte à être devancé par un sprinter de la trempe de Jakobsen."

Sorti en grande forme de la Vuelta, il était bien en jambes sur les pentes de la Croix Jubaru. "Personnellement, cela reste un bon résultat au bout d’une course assez intense", ajoute le jeune sprinter de 23 ans. "Cela a mis en route assez tôt, dès le premier circuit local. L’équipe avait bien roulé pour me placer devant et je me suis retrouvé dans l’échappée dangereuse d’une trentaine d’hommes. Avec cette nouvelle prestation, je continue à prendre confiance pour l’avenir."

Qui passera, dimanche, par son premier Paris-Roubaix.