La Classicissima semble en danger...

On le savait déjà: des glissements de terrain bloquent les routes du Poggio, la mythique dernière ascension de la première grande classique de la saison. Ce qui est nouveau, par contre, c'est que contourner simplement cette dernière difficulté (au grand bonheur des sprinters) ne semble pas être l'alternative n°1. Du moins pas aux yeux du Maire de San Remo, Alberto Biancheri, qui a jeté un pavé dans la mare en annonçant que la course "ne pourrait pas être tenue" lors d'une récente réunion. 

Les travaux que nécessitent ces glissements de terrain coûteraient 10 millions d'euros et cette somme pourrait inciter les autorités locales à faire traîner les choses dans l'espoir que l'organisateur de la course (RCS) finisse par mettre la main au portefeuille. Espérons pour les amateurs de la petite reine que ces tensions ne viendront pas les priver d'une des plus belles courses du calendrier. Un certain Philippe Gilbert en a d'ailleurs fait son grand objectif de fin de carrière.