Réactions des principaux coureurs belges avant les Mondiaux de cyclisme


STUTTGART Philippe Gilbert se montrait agréablement surpris après la reconnaissance du circuit de Stuttgart. "J'étais avec Carlo Bomans quand il a reconnu le parcours au mois de mai, mais à l'époque nous devions tenir compte du trafic. Maintenant, qu'il n'y en a plus, mon impression est plus positive. Il s'agit bien du parcours le plus difficile que j'ai rencontré à ce jour en championnat du monde. La côte juste avant l'arrivée est particulièrement difficile et le vent peut jouer un rôle. J'ai toutefois bon espoir. A la Vuelta nous avons passé des cols. Ici il ne s'agit que de côtes. Voilà deux mois que j'y pense. Je suis sorti de la Vuelta en grande forme. C'est aussi la première fois que je suis présent comme favori au sein de l'équipe belge. Auparavant nous avions Peter Van Petegem ou Tom Boonen. Nous n'avons pas vraiment une équipe qui saute aux yeux. Nous pourrons rouler à l'économie et je peux aller très loin."

Maxime Monfort a terminé meilleur Belge à la 11e place de la Vuelta mais n'entend pas exiger pour autant une place privilégiée au sein de l'équipe. "Tout sera fonction de Philippe Gilbert. Ma première mission est de l'aider et je veux aller le plus loin possible dans la course pour ce faire. Je nous considère comme une duo complémentaire et ce n'est que s'il ne se sent pas bien, que je jouerai ma chance." Quant à sa bonne prestation en fin de Vuelta, Monfort l'attribue "sans doute au fait que la dernière semaine était moins exigeante que dans le passé et j'ai su en profiter."

Pour ses 4es Mondiaux après Hamilton (93e), Vérone (abandon) et Salzbourg (82e), Jurgen Van Goolen s'alignera avec quelques ambitions dimanche grâce à son bon Tour d'Espagne. "Et pas seulement celui de porteur d'eau. Je veux savoir jusqu'où je peux aller avec ma bonne condition affichée depuis la Vuelta. J'espère que le temps sera meilleur. Espérons qu'il y aura comme annoncé 20 degrés ou plus. Alors je serai dans mon élément et je me sens capable de disputer le final."

Ayant obtenu le feu vert en début de semaine après sa chute dans la Vuelta, Stijn Devolder est évidemment un peu dans l'expectative. "J'ai de nouveau de bonnes sensations à l'entraînement et je n'ai plus mal au genou. Il m'a pourtant tracassé pendant deux semaines en Espagne. Reste à savoir s'il tiendra dans une épreuve aussi exigeante qu'un championnat du monde. Car la course c'est encore une autre affaire que l'entraînement. Mais qui ne tente rien n'a rien."