Maxime Monfort est un des rares qui auraient sans doute préféré que l’arrivée de l’étape d’hier ait lieu au sommet du col de Bourigaille, que les coureurs ont franchi dans la finale et qui est en fait le prolongement (de six bornes) de l’ascension très pentue dans les rues de Fayence où les coureurs se sont expliqué pour la victoire d’étape.

"Je ne cherche pas d’excuses, cette côte est trop raide pour moi", disait le coureur de Lotto-Belisol. "Même quand j’ai fini sixième de la Vuelta et que j’étais en super-forme, je perdais une vingtaine de secondes dans ce genre d’arrivée. J’ai quand même limité les dégâts."

Le Wallon pointe en 20e position, à 58 secondes de Betancur.

"Les deux dernières étapes me conviennent mieux et je suis motivé", assure-t-il. "Je savais que globalement, le parcours de cette année n’était pas idéal pour moi. Je suis un de ceux qui auraient préféré un bon chrono. J’étais un peu déçu de ma forme au début de Paris-Nice, j’avais eu un petit rhume, mais rien de grave, je me sens de mieux en mieux. C’est pour ce samedi ou jamais. J’espère profiter d’une mésentente et en tirer parti."

Mais Max devra aussi aider son ami Tony Gallopin qui flirte, lui, avec le T op 10. Quant au vainqueur final, il pointe d’ores et déjà Betancur comme premier prétendant.

"On ne va pas aller le chercher" , poursuit Monfort. "Demain (aujourd’hui), c’est quasi la même arrivée avec deux kilomètres à 5-6 % pour finir. D’ailleurs, le circuit local est beaucoup plus dur qu’indiqué sur le profil."

Monfort a, on le sait, habité très longtemps à Cagnes-sur-Mer, à quelques kilomètres à peine du site d’arrivée. Avec son ami Amaël Moinard, ils seront en quelque sorte deux régionaux de l’étape.