Rentré blessé du Tour de Suisse, touché à la hanche suite à une chute, Maxime Monfort se dit remis. Et pense qu’il sera prêt, comme prévu, pour le Tour de France pour lequel sa sélection dans l’équipe Radio-Shack-Léopard a été confirmée hier (même s’il était au courant depuis longtemps). Et bien évidemment pour le championnat de Belgique de La Roche-en-Ardenne.

Maxime, comment allez-vous après le Tour de Suisse et surtout après cette lourde chute ?


“C’était une chute assez lourde, car j’ai touché la bordure de la route avec la hanche, je la ressens encore, même si depuis deux jours, cela va mieux. Ce matin, lors de la reconnaissance, cela allait plutôt bien, donc je me dis que cela va vers le bon, que je vais m’en sortir sans trop de problème et que dimanche, ce sera OK.”

Vous avez eu peur, lors de cette chute ? Vous avez craint pour le championnat de Belgique, qui aura lieu chez vous, à La Roche-en-Ardenne, dimanche, et pour le Tour de France ?

“J’ai d’abord eu peur pour ma santé ! Car je n’ai pas pu me relever tout de suite. Ce qui est rare, car, d’habitude, un cycliste, quand il chute, il se relève, il repart et voit après ce qu’il a. Or, là, je n’ai pas pu me lever et je me suis accroché à la voiture longtemps avant de pouvoir récupérer. Heureusement, il n’y a rien de cassé. Je ne me tracasse plus trop avec cette chute, les conséquences sont musculaires, je fais d’ailleurs beaucoup de massages cette semaine. Cela va aller.”

En dehors de cette chute, vous êtes reparti du Tour de Suisse avec quelle indication sur votre état de forme ?

“J’ai été un peu déçu. J’espère que c’est à cause de la chute. Le premier jour en Suisse, j’étais moyen, mais cela a toujours été le cas là-bas. Par contre, lors de la deuxième étape de montagne, j’étais pas mal, il ne m’a pas manqué grand-chose pour venir avec les dix meilleurs et je m’améliorais jour après jour jusqu’au moment de cette chute. Le chrono, je l’ai fait en ayant tout le temps mal à la hanche. Je pense donc que c’est ça qui ne m’a pas permis d’être plus près au classement.”

Comment vivez-vous le fait d’avoir un championnat de Belgique à la maison ?

“Je le prends comme un privilège, mais aussi sans pression. À la limite, quand on l’a annoncé en 2006, j’avais plus d’émotion à l’époque, plus de craintes, même. Maintenant, avec l’expérience, la maturité, c’est devenu un objectif. J’ai conscience que c’est une grande chance d’avoir un championnat de Belgique à la maison, mais je prends cela avec beaucoup de sérénité. Quatre jours avant le départ, je ressens une pression positive, qui va m’aider. Jusqu’à maintenant, cela ne me bloque pas.”

C’est fort différent du championnat de Belgique du chrono, qui avait eu lieu en 2010 à Habay-la-Neuve ?


“Oui, car là, c’était un peu plus loin de la maison que ce championnat à La Roche-en-Ardenne. Même si c’était très sympa d’avoir un Nationalen province du Luxembourg. Et l’événement était aussi un peu moins important que celui de dimanche. Mais ici, émotionnellement, au niveau de l’attachement, c’est différent, c’est plus fort. Car La Roche, c’est la ville dans laquelle je suis allé à l’école pendant six ans, dans laquelle j’ai plein d’amis, c’est la ville qui est à dix kilomètres de chez moi, enfin de Nadrin, où habitent mes parents, où j’ai passé mon enfance.”