Maxime a été renversé par une voiture. Touché au cou, il sera au départ ce matin

STUTTGART Hier matin, alors qu'il s'entraînait avec ses huit équipiers, le Wallon a été renversé par une voiture dans la campagne du Bade-Wurttemberg.

"Les autres venaient de s'arrêter quelques instants (NdlR : satisfaire un besoin naturel), tandis que j'avais continué mon chemin, expliquait hier soir le coureur de Nadrin. Je me retournais, une voiture m'a doublé mais la conductrice a tourné directement à droite en me coupant la route. C'était en descente et je roulais quand même à 40 km/heure. Je l'ai percutée et je me suis retrouvé au sol que j'ai frappé avec mon visage. Heureusement, j'avais mon casque, mais j'ai quand même la figure râpée au niveau de la pommette et du menton. Je suis resté quelques minutes groggy."

Reconduit en voiture à l'hôtel de l'équipe, Maxime Monfort se plaignait aussi du cou et a dû être manipulé par l'ostéopathe de l'équipe. "Il n'y aura pas de problème, du moins je l'espère", racontait encore le Luxembourgeois avant de passer à table, hier en début de soirée. Dans l'après-midi, avec Philippe Gilbert, Maxime avait suivi le déroulement de l'épreuve des espoirs à la télévision.

"Souvent, chez les espoirs, c'est encore plus décousu que chez les pros et il y en a partout, or, ici, c'est arrivé au sprint, disait Monfort. C'est ce qu'on pensait, ça va être très roulant, ça va certainement rouler à plus de 40 de moyenne. C'est bon pour Philippe."

Pour devenir le 74e champion du monde de l'histoire, le 26e Belge et le troisième wallon, après Eloi Meulenbergh en 1937 et Claudy Criquielion en 1984, Philippe Gilbert entend se faire violence. Le Liégeois veut museler son tempérament d'infatigable attaquant, profiter du travail des autres nations, présumées plus fortes que l'équipe belge, et sortir un dernier tour du tonnerre, tout à l'heure à Stuttgart.

"Le parcours me plaît, il n'est pas trop dur, moins que je ne le pensais après la reconnaissance en, mai", explique le leader de l'équipe belge qui entend faire échec aux grands favoris de l'épreuve, les Freire, Bettini, Valverde, Zabel, Schumacher, Pozzato, Sanchez, Boogerd, Kirchen, Schleck et autre Ballan. "Il faudra faire attention à être bien placé au bas de la côte qui suit l'arrivée, elle est très raide au pied et si jamais vous y arrivez mal placé, vous allez être freiné, voire pire si jamais quelqu'un doit mettre pied à terre par exemple, poursuit Gilbert. D'une manière générale, le circuit est assez étroit."



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