Le Wallon a parfaitement rempli ses objectifs sur le Giro et rêve de faire mieux encore

MILAN Il était sur les genoux, hier, Maxime Monfort. Mais heureux des trois semaines qui viennent de s'écouler, qui ont marqué sa première participation à un grand tour, qui devrait lui permettre d'accumuler plus de résistance physique et cardiaque. «Mais pour l'heure, je me sens vraiment fatigué! expliquait-il hier. Après les deux dernières étapes de montagne, synonymes de quinze heures de vélo et de 10.500 mètres de dénivelé, j'étais comme un zombie! Et aujourd'hui (lire hier), je me sens vidé. Comme si j'étais sorti en boîte jusqu'à 5h du matin ou comme si j'avais la grippe...»

Pour se refaire une santé, il va mettre le vélo de côté durant quelques jours avant d'entretenir la condition pour aborder le Tour de Suisse, le 10 juin. En espérant continuer à avoir la même forme que durant ce Tour d'Italie. «Je me sentais frais dans la dernière semaine», poursuit le coureur de Cofidis. «Sans doute parce que je n'ai pas participé aux ardennaises à cause de ma fracture de la clavicule. Mais cette interruption m'a aussi diminué en début de tour. Je manquais de fond dans le contre-la-montre individuel et de rythme dans celui par équipes. Mais je suis vraiment satisfait car j'avais trois objectifs pour ce Giro, et je les ai réussis. Je voulais terminer, ce qui est fait avec une 33e place au général -ce qui n'est pas mal pour un premier tour-. J'ai aidé l'équipe et je me suis fait plaisir dans les étapes de montagne, notamment au Plan de Corones.»

Une 17e étape qui avait vu Maxi- me terminer à une très bonne 19e place, à 1:33 de Basso.

Ces trois semaines de Tour d'Italie ont également conforté Maxime dans son goût pour les épreuves par étapes, lui qui s'était classé 15e du Baby Giro chez les espoirs. Si on connaissait ses capacités sur les tours d'une semaine, avec sa victoire au Tour du Luxembourg en 2004 et sa 2e place à l'Étoile de Bessège, sa 3e au Regio Tour et, surtout, sa 4e au Tour de l'Avenir l'an passé, il a démontré qu'il disposait de bonnes facultés de récupération. «Je préfère les courses par étapes qui offrent plus d'occasions de faire la différence, alors que les épreuves d'un jour demandent d'avoir une explosivité à un moment très précis, ce que je n'ai pas», poursuit Maxime, 19e de l'étape du Plan Corones. «Dans quelques années, j'espère pouvoir jouer un rôle dans le classement général et viser un Top 20 ou même un Top 10. Mais pas plus haut, je ne me vois pas gagner un grand tour. Et quand je dis un Top 10, c'est sur le Giro. Car je n'ai encore aucune référence sur le Tour.»

© Les Sports 2006