L’Italien a bien géré le chrono dominé par Martin pour remporter pour la deuxième année de suite la Course des Deux Mers

SAN BENEDETTO DEL TRONTO Il n’y a pas eu de troisième victoire d’affilée au contre-la-montre final de Tirreno-Adriatico pour Fabian Cancellara. Ce n’est pas une surprise : le Suisse avait fait évoquer, cet hiver, qu’il comptait moins se focaliser sur cette discipline avec laquelle il a tout gagné ou presque. La victoire est revenue au champion du monde en titre, Tony Martin, déjà vainqueur de celui du Tour d’Algarve cette année (où il a aussi remporté le classement final).

“Une grande satisfaction”, souffle l’Allemand d’Omega Pharma-Quick Step. “Depuis plusieurs jours, tout en travaillant pour Kwiatkowski, je pensais à ce chrono. Avec cette victoire, on conclut donc une belle semaine pour notre équipe.” Car si Mark Cavendish n’est pas parvenu à remporter un des deux sprints de la Course des Deux Mers , la formation belge avait remporté le chrono par équipe d’ouverture.

Par contre, il y a eu une deuxième victoire consécutive, celle, au classement général, de Vincenzo Nibali, qui n’a pas tremblé et a bien géré les neuf bornes de cette étape finale. Avec son coup de force sur l’étape dantesque de lundi, quand il déposséda Chris Froome du maillot de leader, le Requin de Messine savait qu’il était en position favorable, avec 34 secondes sur le Britannique et 48 sur Alberto Contador.

Mais ce n’est jamais gagné d’avance, surtout que je ne m’étais plus mesuré à Froome sur un contre-la-montre depuis le dernier Tour de France et que j’ai depuis changé ma position sur le vélo” , tempère celui qui a quitté cet hiver la formation Liguigas (devenue Cannondale) au profit d’Astana, pour un contrat mirobolant. “Mais le test a été bon et concluant. Comme j’avais une bonne avance, j’ai préféré ne pas prendre le moindre risque dans les virages. Je suis donc d’autant plus satisfait avec cette deuxième victoire finale sur cette épreuve que j’aime.

Et Vincenzo Nibali ne masquait pas son plaisir de s’être imposé en compagnie très relevée. “Cela amplifie ma joie car le niveau était très élevé avec des coureurs comme Alberto Contador, Chris Froome ou Joaquin Rodriguez” , termine l’Italien. “Je suis fier. Car je suis un attaquant, et si je n’ai pas toujours été récompensé pour mes efforts, cette fois, cela a payé .”



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