Il n’y a pas eu de miracle. La Belgique sort, fait rarissime, du Top 10 mondial, sur base du classement internations du World Tour. Ce qui signifie qu’elle n’aura que six ou sept coureurs au Championnat du Monde, au lieu des neuf que peuvent y envoyer les pays classés dans ce fameux Top 10 mondial.

Ben Hermans était notre dernière chance. S’il se classait neuvième du Tour de Pologne, il sauvait les Belges.

Mais le coureur de Radio Shack-Léopard a coincé dans la dernière étape, samedi, un contre-la-montre exigeant de 37 kilomètres, dans lequel il a perdu plus de trois minutes, pour terminer douzième, au général, de l’épreuve polonaise.

"Je suis déçu, mais j’ai perdu ma chaîne dans la première ascension et perdu du temps", a-t-il commenté.

Carlo Bomans, le sélectionneur national, fait le point sur la situation.

Carlo, comment réagissez-vous au fait que la Belgique sorte du Top 10 mondial ?  

"C’est une déception, c’est certain. On craignait que cela arrive. Mais ce n’est pas non plus la faute de Ben Hermans. Il a fait son possible au Tour de Pologne. Si on n’est pas dans ce Top 10 , c’est à cause de nombreuses raisons. Sans vouloir chercher d’excuses, les Belges n’ont pas eu de chance cette année."  

Ce sera six ou sept coureurs au Mondial ?  

"Sept, sans doute, car en plus des six coureurs que nous pourrons avoir avec notre place dans ce classement internations, certains pays qui nous devancent dans le Top 10 ne pourront pas envoyer neuf coureurs au Championnat du Monde. Les premières nations qui suivent le Top 10 vont donc pouvoir envoyer un coureur supplémentaire, si elles le peuvent, ce qui est notre cas."  

Sept coureurs au lieu de neuf, cela change quoi ?

"C’est un peu embêtant, surtout sur un parcours aussi dur que celui de Florence. Cela fait des cartes en moins, des coéquipiers en moins. Cela rendra la sélection encore plus difficile à réaliser. Mais au niveau de la course, cela ne va pas changer notre tactique. Comme je l’ai déjà dit, le poids de ce Championnat du Monde sera sur les épaules des Italiens. Chez eux, ils seront très motivés avec Nibali, mais aussi les Espagnols, avec des Rodriguez, Valverde, sans oublier les Colombiens."

Vous avez déjà discuté avec vos leaders, dont Philippe, de cette situation ?

"Oui, avant le Clasica San Sebastian. Je crois qu’en cours de saison, les coureurs ne s’en préoccupent pas, de ce classement internations. Mais là, ils se sont rendu compte qu’il y avait un petit souci. Malheureusement, nous n’avons pas marqué de points. Ni en Espagne, ni au Tour de Pologne."