Andy s'est rendu compte de leur terrible déception quand il a lâché Philippe Gilbert

ANS Un coureur en forme, dit-on, garde toujours toute sa lucidité même après un long effort soutenu. Le jeune vainqueur de cette Doyenne , en tout cas, avait à l'esprit le moindre détail de la course qu'il venait de terminer.

"J'avais prévu d'attaquer dans la Roche-aux-Faucons, tout comme j'avais toujours rêvé m'imposer en solitaire à Ans. Mais on ne fait pas toujours ce qu'on veut, disait le Luxembourgeois. En tout cas, je n'aurais jamais pu réaliser cet exploit sans le travail phénoménal de mes équipiers qui ont accompli un boulot extraordinaire."

L'attaque de Philippe Gilbert dans le Hornay aurait pu décontenancer quelque peu le coureur de la Saxo Bank. Après tout, le Wallon n'est tout de même pas n'importe qui et on le sait capable du meilleur. Il en fallait davantage, toutefois, pour briser cette belle confiance que semble afficher à tout instant le frère cadet de Frank.

"Je ne m'occupe généralement pas trop de ce que font les autres coureurs. J'avais prévu d'attaquer là, et c'est tout simplement ce que j'ai fait. Je dois toutefois admettre que je pensais que Gilbert m'accompagnerait ensuite, quand je l'ai rejoint. J'avais constaté qu'il se retournait régulièrement alors que je me rapprochais de lui et je croyais même qu'il m'avait attendu."

Ce n'était bien évidemment pas le cas .

"Je crois que Philippe avait sans doute dû puiser dans ses réserves jusque-là car, lorsque je me suis retourné après un premier relais, j'ai vu qu'il lâchait prise. Je ne me suis pas trop posé de questions et j'ai poursuivi sur ma lancée. Je demande pardon à ses supporters que j'ai sentis ensuite très déçus le long de la route. Mais c'est la course."

Même Gilbert ne lui en aura pas voulu.



© La Dernière Heure 2009