Vainqueur d'étape, le Colombien a confirmé son retour au premier plan.

Il n’a pas réussi son grand chelem du début de saison, Nairo Quintana. Le Colombien, en pleine renaissance en 2020, depuis son arrivée chez Arkea-Samsic, rêvait de remporter Paris-Nice après avoir dominé à chaque fois l’étape reine et le classement final du Tour de La Provence et celui des Alpes Maritimes et du Var. Il a échoué à cause de sa chute lors de la deuxième étape, qui a condamné ses ambitions de maillot jaune. Mais l’ancien vainqueur du Giro et de la Vuelta s’est consolé avec sa victoire dans l’étape reine, ce samedi, sur Paris-Nice.

Un succès conquis grâce à une attaque à un peu moins de quatre kilomètres de la ligne d’arrivée, située au sommet du col de La Colmiane, qui sera (du moins on l’espère !), le premier col du prochain Tour de France. Dans son offensive, Quintana a avalé le valeureux Thomas De Gendt pour s’envoler vers la victoire. “L’équipe m’a parfaitement amené et protégé sur cette étape, avant de faire le travail pour revenir sur les échappés”, explique-t-il. “Avec ma chute, je me devais d’attaquer pour viser cette victoire d’étape. Cette chute fait partie du vélo. Elle est survenue sur une étape de bordures, ce qui m’a mis trop loin au classement général. J’étais très motivé pour cette étape et je suis revenu avec élégance. J’aime gagner avec la manière. Je voulais aussi donner du bonheur à ma formation, mais aussi à tout le monde.”

Une allusion au contexte si particulier lié au coronavirus. Il va désormais rentrer en Colombie, pour retrouver sa famille. Et attendre de pouvoir rouler, et gagner, à nouveau, lui qui compte cinq succès cette saison, autant que Remco Evenepoel.