Thomas De Gendt (Lotto Soudal) ne s'attendait pas à faire partie de l'échappée de la 6e étape de Paris-Nice (WorldTour), disputée vendredi entre Sisteron et Vence.

 "Je roulais à l'arrière du peloton", a expliqué le Belge à l'arrivée. "Soudainement, j'ai remarqué que tout le monde prenait un mauvais chemin. Après une cinquantaine de mètres, j'ai compris que le peloton s'était trompé et j'ai décidé de faire demi-tour avec plusieurs coureurs. C'est la raison pour laquelle je me suis retrouvé dans l'échappée du jour". Un fait de course qui lui a permis de jouer les premiers rôles avant d'être repris à 25 kilomètres de l'arrivée.

"Il y avait déjà une échappée dessinée avec notamment mon coéquipier Lars Bak", a poursuivi De Gendt. "Ce n'était donc pas nécessaire pour moi de le rejoindre. J'étais calmement installé dans les dernières places du peloton avec Arnaud Démare, Bert Van Lerberghe, Alexander Kristoff et d'autres coureurs. Soudainement, je me suis rendu compte que le peloton s'était trompé de direction à un carrefour où les indications laissaient à désirer".

"Il y a eu quelques cris et nous avons rapidement compris que nous partions dans la mauvaise direction", a encore expliqué le coureur de l'équipe Lotto Soudal. "Bert (Van Lerberghe) est le premier à avoir dit que quelque chose n'allait pas et nous avons donc fait demi-tour après une cinquantaine de mètres. C'est à ce moment là que nous avons débuté notre course. Mais je me suis rendu compte un peu plus tard que nous nous étions réellement détachés du peloton. C'est la première fois de ma carrière qu'une telle chose m'arrive. Ce n'était pas du tout prévu et je n'avais pas l'intention de prendre l'échappée aujourd'hui. Mais une fois devant, nous avons parfaitement collaboré".

En raison de la présence de Dylan Teuns, l'échappée n'a jamais vraiment eu son mot à dire. "Les autres coureurs m'ont demandé de convaincre Dylan de se laisser décramponner. Normalement je ne m'abaisse pas à ça car j'ai déjà été dans sa situation. Même si je trouve ça stupide, ils ont renouvelé leur requête et j'ai finalement cédé. Il m'a répondu qu'il voulait prendre des secondes de bonification. Lorsqu'il s'est arrêté de rouler parmi nous, le peloton nous a donné plus de temps mais nous avons vite réalisé qu'il serait compliqué d'aller au bout".