Le circuit de Dübendorf se révèle un peu plus difficile que prévu, surtout à cause de la pluie.

Les championnats du monde de cyclocross ont lieu ce week-end en Suisse sur un circuit où jamais encore n’a été organisé un… cyclocross. C’est à Dübendorf, dans la banlieue zurichoise, que seront attribués samedi et dimanche les six titres (pour la première fois, une championne du monde sera désignée chez les juniores). Le parcours a été dessiné en bordure d’un aéroport qui, il y a quelques jours, accueillait encore des participants au forum économique de Davos.

Depuis, plusieurs dizaines de bénévoles ont travaillé d’arrache-pied jusqu’à ce jeudi pour construire un circuit qui n’existait jusqu’alors que sous forme de maquette 3D. Le tracé du Mondial 2020 est plat, ou quasi tout plat. Seules deux buttes bordant des bâtiments seront visitées par les coureurs, qui devront aussi venir à bout des difficultés artificielles que sont cinq ponts, dont deux à gravir par un escalier, et des poutres. La course va emprunter pourtant des longues parties herbeuses sur les prairies qui bordent les pistes, rendues d’autant plus difficiles qu’il pleut depuis deux jours et que cela n’arrêtera pas.

Les avis sur la difficulté réelle du parcours de ceux qui, ce jeudi, ont effectué une reconnaissance sont particulièrement divergents. Ainsi, pour Bart Wellens, "ce Mondial pourrait être un des plus durs", comme disait à Spor za le double champion du monde. Le sélectionneur national Sven Vanthourenhout, qui s’est plaint ces derniers temps de l’occasion ratée, a revu un peu sa copie. "Le meilleur gagnera, mais ce Mondial aurait pu être organisé en Flandre, sur une prairie", dit le coach. "Pour les jeunes, ce sera difficile, mais pas pour les pros. Par contre, ce ne sera pas une course de vitesse comme on pouvait le craindre. "