Le boss de la Deceuninck-Quick Step était de passage sur les antennes de Sporza, ce lundi. L'occasion pour lui d'évoquer la crise actuelle.

Si les sportifs de haut niveau ont une forme physique qui leur permet, a priori, de ne pas trop craindre le coronavirus, la maigreur des cyclistes les rend vulnérables face aux maladies. Et même si un cas de coronavirus chez un sportif professionnel devrait être traité sans problème, les coureurs risquent de contaminer leur entourage et de voir s'envoler plusieurs mois de préparation à cause de quelques jours de quarantaine. 

Si la Deceuninck-Quick Step est bien présente à Paris-Nice (au contraire d'Ineos, Emirates, Astana, Mitchelton-Scott, Jumbo-Visma, Movistar et CCC), elle prend toutes les précautions nécessaires. "Cela fait déjà deux ans que nous nous assurons que tout le monde se désinfecte régulièrement les mains. Par par crainte d'une épidémie mais parce que les cyclistes sont un peu plus fragiles que d'autres face aux maladies", expliquait ainsi Patrick Lefevere.

D'ailleurs, selon lui, il y a plus de cas de coronavirus dans le peloton que ce qu'on veut bien laisser entendre: "Je ne peux pas en être sûr mais radio peloton parle de plusieurs cas. Vous savez comment ça marche: les coureurs se connaissent tous et discutent entre eux. Je soupçonne certaines équipes d'avoir un double agenda et de lutter en interne contre cette épidémie. Mais elles gardent le silence".

Un silence qui permettrait d'éviter une mise en quarantaine généralisée au sein desdites équipes.