Une fois que la crise du coronavirus sera terminée, le boss de Deceuninck-Quick Step ne voit pas un avenir radieux pour le cyclisme.

"La panique est la plus mauvaise des conseillères, je tente toujours de m’en distancier…" Si Patrick Lefevere aime rappeler sa formule comme un mantra, le manager flandrien ne cache pas être habité d’une réelle inquiétude face à la crise du coronavirus. "Chaque jour, je me demande si un coureur ou un membre de notre personnel ne va pas m’appeler pour me signaler qu’il est infecté", a confié le CEO de l’équipe Deceuninck-Quick Step dans sa colonne hebdomadaire dans le quotidien Het Nieuwsblad.

"L’un de nos directeurs sportifs, Davide Bramati, et l’un de nos cyclistes, Davide Ballerini, habitent tous deux à Bergame, la ville la plus touchée en Europe par la pandémie. Toutes les entreprises qui exportent voient leur chiffre d’affaires fortement impacté et c’est souvent dans le marketing qu’on effectue les premières coupes budgétaires. Avec le printemps, c’est la principale vitrine pour nos sponsors qui s’est envolée. Nous jouissons d’un certain crédit auprès de Quick Step au vu de ce que nous leur avons apporté par le passé, mais Deceuninck n’est, pour sa part, dans le vélo que depuis deux ans. Nous avons déjà remporté 82 victoires depuis qu’ils nous sponsorisent. J’espère qu’ils s’en souviendront. La crise impactera le cyclisme. Si le Tour venait à ne pas être disputé, ce serait un coup dur qu’ASO pourrait probablement encaisser mais pas les équipes. Cela pourrait faire s’effondrer tout le modèle sur lequel est construit notre sport…"