Cyclisme Non sélectionné pour le Tour, le Wallon aborde le BinckBank Tour assez frais.

Depuis qu’il a appris contre toute attente qu’il ne participerait pas au Tour de France, Philippe Gilbert n’a que cinq jours de course dans les jambes. Fin juillet, il a participé à l’Adriatica Ionica Race, où son équipe Deceuninck-Quick Step a raflé trois des quatre étapes.

Dimanche dernier, il a également pris le départ de la Classique de Londres sur laquelle il a une nouvelle fois rempli un rôle d’équipier modèle pour son sprinteur Elia Viviani, qui s’est imposé devant les grilles de Buckingham Palace. Le Wallon va prendre le départ de ce BinckBank Tour plus frais que la plupart de ses concurrents qui ont participé au Tour de France, comme Oliver Naesen, Greg Van Avermaet et Tim Wellens. Les chiffres sont éloquents : Gilbert a couru près de deux fois moins qu’un coureur comme Greg Van Avermaet (36 contre 66 jours de course pour le champion olympique).

Au sein d’une très forte équipe Deceuninck-Quick Step, Gilbert pourrait saisir sa chance et viser un bon classement général. "Avec Gilbert, Jungels et Stybar, nous avons trois pions qui peuvent viser un bon classement général", commentait Tom Steels, le directeur sportif de la formation belge. En plus de la fraîcheur, le parcours varié peut jouer dans les cartes de Philippe Gilbert. "La courte étape ardennaise (autour de Houffalize, ce jeudi, NdlR) sera très dure. Ça va courir à fond dès le départ" prédit Steels. Mais c’est bien lors du dernier week-end que la victoire devrait se jouer avec un chrono de 8 kilomètres dans les rues de La Haye avant la traditionnelle dernière étape autour de Grammont.