Auteur d’un chrono honorable, Philippe Gilbert est à une minute de Tony Martin. Cela promet !

BRUXELLES Tout est encore possible ! Hier, dans le chrono individuel de 15 km tracé dans les rues de Beveren où Tony Martin – quelle surprise ! – s’est imposé en surclassement, Philippe Gilbert a bien limité la casse. Le Wallon a terminé douzième de l’étape, à 1:07 du Panzer auquel il concède une minute et quatre secondes au général . Alors que les deux dernières étapes s’annoncent difficiles, surtout celle de dimanche, le champion du monde veut rester optimiste.

“Le but, c’est de gagner le classement général” , avouait-il, par deux fois, peu après en avoir fini avec son effort solitaire. “Mais ce ne sera pas facile. Une minute de retard, c’est beaucoup, mais l’étape de dimanche est très dure. Tony Martin grimpe bien, mais il n’a pas la meilleure équipe pour défendre sa position. Je veux dire, ces équipiers sur ce tour ne sont pas des spécialistes des Ardennes.”

Ce qui peut être trompeur puisque, après le chrono, les hommes de Patrick Lefevere sont quatre dans les cinq premiers. Outre Martin, Boonen, encore très bon hier et qui veut absolument gagner aujourd’hui aux Lacs de l’Eau d’Heure, Vandewalle et Terpstra encerclent le jeune Néerlandais Tom Dumoulin, deuxième de l’étape et du général , à 40 secondes du maillot rouge.

“Nous avons aussi Quinziato (NdlR : classé juste derrière Gilbert) et même s’il est loin au classement (à 1:50), Greg (Van Avermaet) reste un des meilleurs coureurs pour ce qui nous attend dimanche” , poursuivait Gilbert en rigolant. “Le rêve pour BMC serait peut-être qu’il gagne l’étape et moi le général.”

Hier en tout cas , le Liégeois a démontré à nouveau sa bonne forme du moment.

“Le parcours me convenait plutôt, avec pas mal de virages, mais c’était dur” , continuait le porteur du maillot arc-en-ciel. “J’ai beaucoup travaillé après les classiques. Ça paie manifestement. À Monaco, il y a eu une période de dix, douze jours où il faisait 25-26° en bord de mer et encore très bon dans les cols à 1200-1300 mètres. Tout cela m’aide pour la suite.”

Dès aujourd’hui, autour des Lacs de l’Eau d’Heure, Gilbert va devoir passer une fois encore à l’offensive et peut-être conquérir par-ci, par-là, des secondes de bonifications.

“C’est moins difficile que dimanche, c’est sûr, mais ça peut être piégeux” , termine-t-il.



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