Philippe Gilbert se présente dans la peau du grand favori de la course de ses rêves

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LIÈGE C’est la dernière ! La plus belle pour la majorité des coureurs du peloton. Une des plus difficiles aussi même si Philippe Gilbert assure : “Je crois que la Lombardie est plus dure.”

Cela promet puisque le Liégeois avait survolé la classique italienne en fin de saison dernière et précisément, le même Gilbert annonce : “J’ai l’impression que je suis mieux qu’alors, même si c’est difficile à dire.”

Ce qui est certain, c’est que le Wallon, vainqueur autoritaire il y a huit jours de l’Amstel Gold Race, sa troisième classique sur les six dernières qu’il avait disputées, n’a jamais été aussi fort au départ de la Doyenne, la course dont il rêve depuis qu’il roule sur un tricycle.

“Je repousse mes limites sans savoir où elles se situent. Les autres années, j’étais nettement plus fatigué à ce moment de la saison, c’est pour cela que, souvent, j’avais anticipé, ce ne sera plus le cas cette fois” , affirme encore le coureur d’Omega Pharma-Lotto qui frise l’état de grâce.

“J’avais aussi moins confiance en mes capacités. C’est différent désormais. J’avais de très bonnes jambes aujourd’hui (hier), lors de la reconnaissance (affirmation confirmée par les nombreux observateurs qui l’ont croisé de près ou de loin). Je connais les routes, bien sûr, mais cela fait des mois que je ne les avais plus sillonnées.”

Comme il l’avait annoncé (voir nos éditions d’hier), le n°2 mondial a pu constater que les changements opérés au tracé l’ont “allégé” .

“De toute façon, ça ne se jouera pas à cet endroit (NdlR : entre Stavelot et la Redoute), mais bien par après” , assure Gilbert. “La finale, qui est restée la même et qui est très dure, débute réellement à la Roche aux Faucons. Ça fait dix ans qu’il n’y a plus rien eu à la Redoute.”

Celui que la chronique désigne comme le favori n°1 est aussi optimiste qu’ambitieux pour dimanche.

“Aucune côte, ni personne parmi mes adversaires, ne me fait peur” , assène le Monégasque. “Je sais que je peux également compter sur ma belle pointe de vitesse s’il le faut. Même face à un coureur comme Valverde, je me sens sûr de moi en cas d’arrivée au sprint. L’important est d’arriver dans le final sans entamer mes réserves. Le seul problème, ce serait de me retrouver isolé face à des adversaires en surnombre. Il y a quelques duos, les Schleck, Kreuziger-Nibali, Contador-Vinokourov, Valverde-Sanchez, un trio même chez Katusha avec Ivanov, Kolobnev et Rodriguez. J’espère donc pouvoir compter sur l’aide de Jurgen (Van den Broeck) dans la finale. Après, ce sera à moi de jouer…”



© La Dernière Heure 2010