L'étape, amputée de ses principales difficultés, réussit, une fois encore, au maillot rose

PLAN DE CORONES Au terme d'une étape, hélas amputée de ses véritables difficultés en raison des mauvaises conditions climatiques, pluie et neige, Ivan Basso a, une fois encore, renforcé sa position au classement général du Tour d'Italie.

Comme à La Thuile, le seul coureur à être parvenu à suivre le rythme du leader de l'équipe CSC, l'Italien Leonardo Piepoli, a triomphé. L'équipier de Simoni, plus solide que son maître, a accomgné Basso, puis l'a relayé avant de s'imposer, aisément, au sprint, le maillot rose n'ayant visiblement pas trop insisté. Piepoli enlève ainsi sa deuxième étape dans le Giro 2006.

Cette manche, qu'on annonçait grandiose, a, cependant, été privée de ses principaux ingrédients. Face à la grogne des coureurs, les organisateurs ont, en effet, supprimé l'ascension de la première difficulté du jour dont la descente, parait-il était dangereuse, et ils ont aussi enlevé les cinq derniers kilomètres de l'ultime col, le Passo di Furcia, soit les plus difficiles car les plus pentus, dont le revêtement, n'était pas goudronné. Dommage pour le spectacle, dommage car ce genre de décision tombe régulièrement au Tour d'Italie qui se déroule, visiblement, un bon mois trop tôt dans l'année pour bénéficier de conditions climatiques favorables. Mais cela ne change assurément rien à la supériorité affichée par Ivan Basso, une fois de plus maître de son sujet.

Tous les rivaux du leader, même Enrique Martinez, son dauphin, ont perdu pied, mais les dégâts sont finalement minimes. Basso a évidemment course gagnée, il a cependant le bon goût de poursuivre sa démonstration et se force à mettre le plus d'écarts entre ses poursuivants et lui.