L’équipe du Slovène n’a pas encore décidé du programme 2020 de son phénomène.

Lorsque vous disposez d’un diamant brut, il vaut mieux prendre son temps pour bien le polir. C’est en substance la réflexion que mènent actuellement les dirigeants d’UAE Team Emirates à propos de Tadej Pogacar. Le Slovène vient en effet de remporter trois étapes de la Vuelta, avec une troisième place au classement général à la clé, pour sa première saison professionnelle. Et son équipe hésite à trop en demander en 2020 à un coureur qui n’a finalement que 21 ans. "Il est très jeune et nous devons réfléchir avant de lui faire porter toute la pression de l’équipe sur les épaules. C’est possible de l’engager sur le Tour et Fabio Aru sur le Giro, mais pour l’instant, nous ne savons pas ce que Tadej Pogacar va faire. Il est encore jeune et il est peut-être encore un peu tôt pour le jeter dans le grand bain", a assuré Allan Peiper à Cyclingnews.

Le directeur sportif d’UAE Team Emirates en a profité pour rappeler qui, au sein de sa formation, doit endosser le statut de leader. "Pour nous, Fabio Aru doit assumer ses responsabilités, car c’est ce pour quoi il est payé", a rappelé l’Australien tout en concédant que le Sarde venait de vivre une saison "difficile".

Avec également Fernando Gaviria et Alexander Kristoff dans ses rangs, UAE Team Emirates espère récolter entre 30 et 40 succès en 2020. Mais Allan Peiper compte aussi sur Jasper Philipsen pour y parvenir. "Il a obtenu 33 tops 10 en 65 courses. Il a gagné une fois et si vous faites des prévisions pour la deuxième saison, il pourrait obtenir entre cinq et dix victoires". C’est tout ce que l’on souhaite à l’espoir belge du sprint.