Depuis plusieurs semaines, on assiste à des scénarios de course qu'on n'avait plus vraiment l'habitude de retrouver. Lundi, Remco Evenepoel est passé à l'attaque à 135 kilomètres de l'arrivée sur la Coppa Bernocchi en compagnie de coureurs tels que Thibaut Pinot, Alessandro Covi et Fausto Masnada notamment. Ces coureurs ont résisté au retour du peloton et le Belge s'est isolé à 30 kilomètres de la ligne.

Dimanche dernier, lors d'un Paris-Roubaix dantesque, les coureurs se sont livrés à fond sur les 260 kilomètres du parcours. Florian Vermeersch, qui a finalement terminé second sur le vélodrome de Roubaix, avait porté sa première attaque à 210 kilomètres de la ligne.

Ces courses s'ajoutent à des championnats du monde et d'Europe palpitants où la course avait été lancé de loin par les grandes nations.

Et ce mardi encore, lors des Tre Valle Varesine, les fans ont pu profiter d'une course folle avec une attaque de Pogacar à 120 kilomètres de la ligne. Si le Slovène n'a finalement pas pu jouer la gagne en raison d'une crevaison, il est un adepte de ces courses folles : "Je voulais simplement faire de mon mieux et prendre du plaisir sur la route", a-t-il déclaré pour expliquer son attaque très tôt dans l'épreuve.

Mais en sortant de si loin, Pogacar ne voulait pas simplement tester ses jambes : "On voit de plus en plus ce genre d'offensives de loin. Je pense que c'est une bonne évolution pour le cyclisme et cela rend la course plus ouverte et attirante. Cela rend le cyclisme plus intéressant pour les fans", explique le double vainqueur de la Grande Boucle.

Une façon de courir que l'on retrouve également chez des coureurs comme Evenepoel, Van der Poel, Van Aert ou encore Alaphilippe. Cela promet pour les années à venir.