Cancellara a démontré au Ronde qu’il n’avait aucun adversaire à sa mesure, même pas Tom Boonen

Boonen et 2e, ça commence à rimer!

Gilbert, cap sur les Ardennaises

Leukemans: “Mieux à Roubaix”


MEERBEKE La cuvée 2010 du Ronde fut limpide : l’écrémage se fit progressivement et, à 44 km de l’arrivée, les deux plus forts se retrouvèrent ensemble, à l’avant de la course. Mais alors qu’on salivait déjà à l’idée des multiples passes d’armes qui alimenteraient la finale, il faut bien dire qu’on resta quelque peu sur sa faim. Une seule accélération suffit en effet à Cancellara pour se débarasser du champion de Belgique.

Certes, l’attaque du Suisse dans le Mur de Grammont fut nette et sans bavure. Sans même lever le derrière de la selle, le Bernois s’en alla comme à l’entraînement, mètre par mètre, sans jamais faiblir. Et une fois que le trou fut creusé, plus personne n’allait jamais le revoir. Un grand classique pour finir, car toute personne qui suit le cyclisme sait qu’il ne faut jamais laisser ne fût-ce que trois longueurs d’avance à Cancellara.

Boonen n’a pas démérité mais, dimanche, il n’était tout simplement pas à la hauteur. “Pour le moment, Cancellara a une classe de plus que Boonen”, nous confiait le Dr Vanmol, le médecin de l’équipe Quick Step. “Il y a Cancellara, il y a Boonen et puis seulement tous les autres”, surenchérissait Patrick Lefevere, tout en reconnaissant sportivement qu’il n’y avait pas grand-chose à faire contre le phénomène suisse, dont on rappellera qu’il évoluait chez les jeunes de la Mapei à l’époque où le tandem Museeuw-Lefevere brillait sur les routes du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix..

Cancellara, lui, était évidemment aux anges. “Que peut-on espérer de mieux que de battre Tom Boonen, chez lui, en Flandre, qui plus est en démarrant dans ce Mur mythique”, disait-il en salle de presse. “Maintenant, je vais jouir de cette victoire, puis me reconcentrer sur Roubaix . Puisque la forme est là, autant en profiter.”



© La Dernière Heure 2010