Qui gagnera le Tour des Flandres?

Cyclisme

Philippe Van Holle

Publié le

Qui gagnera le <i>Tour des Flandres</i>?
© Photonews

L'avis de Filip Meirhaeghe: et pourquoi pas Super Mario!

Museeuw forfait pour la 2e étape de La Panne

SOTTEGEM Filip Meirhaeghe qui se présente au départ des Trois Jours de La Panne, c'est visiblement un événement si l'on en juge par l'intérêt qu'il suscite auprès des photographes et des différentes équipes de télévision. Il est vrai que, pour cette première étape, l'homme évoluait quasi dans son jardin. «J'habite à Wetteren, confie le toujours disponible Meirhaeghe, et le circuit final autour de Sottegem passait par le Berendries et le Leberg, deux endroits que je fréquente quasi quotidiennement à l'entraînement.»

Pour sa première course sur route de l'année, dimanche dernier, à la Flèche Brabançonne, on put même le voir secouer franchement le cocotier, en tête du peloton dans l'une des difficultés du parcours. Filip sourit en nous entendant évoquer cet épisode. «Cela n'a pas duré très longtemps, répond-il humblement. Mais je dois dire que je me suis un peu étonné. Au départ, je pensais ne pouvoir faire qu'une bonne centaine de kilomètres avec le groupe, mais j'ai tenu le coup jusqu'au bout. Comme je disposais encore d'un peu d'énergie dans la finale, j'ai décidé de le montrer.»

«Cipollini? Un monument!»

Cette envie de toujours prouver quelque chose, le plaisir de se faire mal pour améliorer sa condition, voilà sans doute quelques-unes des raisons pour lesquelles l'équipe Domina Vacanze-Elitron l'a engagé. Une équipe, faut-il le rappeler, dans laquelle on retrouve un certain Mario Cipollini. «Je n'aurais jamais pensé me retrouver un jour dans la même formation que la sienne, reconnaît Filip Meirhaeghe. Pour moi, le côtoyer dans les courses et en dehors représente quelque chose de très spécial. C'est un peu comme si je vivais un rêve. Mario est un véritable monument du cyclisme mondial.»

Un monument qu'il devra soutenir le mieux possible lors du prochain Tour des Flandres, le deuxième qu'il disputera depuis qu'il s'est lancé dans le vélo professionnel. «Si vous me demandez quels sont mes favoris pour dimanche, je vous répondrai, bien sûr, Johan Museeuw, sans aucun doute, mais pourquoi pas, aussi, Mario Cipollini! Je peux vous assurer qu'il est en grande forme et qu'il a à coeur de montrer son beau maillot de champion du monde aux avant-postes, même si le terrain ne lui sera pas forcément favorable. Je le crois capable d'un beau numéro! Pour ma part, si je peux l'aider à passer l'un ou l'autre cap difficile durant la course, j'aurais réussi ma journée. Ce serait même un honneur pour moi de ne fût-ce que remplir cette tâche. J'espère seulement qu'il n'y aura pas trop d'éventails, car je ne maîtrise pas cette technique pour contrer le vent!»

Cipollini, en tout cas, a décidé de préparer cette course en Toscane, loin des dangers de La Panne. Il est vrai qu'il ne voudrait en rien hypothéquer le reste de sa saison en chutant dans l'une des courses les plus dangereuses de l'année. Meirhaeghe, de son côté, aura des ambitions personnelles dans 12 jours, à Paris-Roubaix. «Donnez-moi des pavés bien boueux et... une température de 20°, et je serai comme un poisson dans l'eau.»

De la boue, sans doute, mais 20°, c'est autre chose...

© Les Sports 2003

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