Avantage au Colombien à cinq jours de l’arrivée à Madrid.

La Vuelta a passé ce mardi à Castellon la deuxième journée de repos avant d’entamer le sprint final vers Madrid.

Quintana a-t-il gagné ?

Solide leader, depuis dimanche où il a conforté son maillot rouge, Nairo Quintana promet de courir désormais "sur la défensive". Le coureur de Movistar possède 3:37 d’avantage sur Chris Froome, son premier poursuivant. "C’est assez pour éviter de perdre le maillot lors du chrono (NdlR : de 37 km, vendredi)", dit le Colombien. Reste donc à Quintana à ne pas galvauder son avantage dans les deux autres étapes censées provoquer des écarts.

Froome peut-il le renverser ?

Si Esteban Chaves, Alberto Contador et Simon Yates vont sans doute d’abord se battre pour monter sur le podium, Chris Froome se présente encore, malgré le couac de dimanche, comme le principal et quasi unique coureur capable d’empêcher Nairo Quintana d’enlever un deuxième grand Tour, après son succès au Giro 2014. "Je ne suis plus aussi optimiste qu’il y a quelques jours", a reconnu le Britannique. "Dimanche, ce fut un coup rude pour l’équipe et j’ai perdu beaucoup de temps (2:43). Mais on a déjà vu, au Giro notamment, qu’en cyclisme, la situation peut changer rapidement. Il faut que nous continuions à nous battre jusqu’au bout car on a vu qu’un seul coup peut provoquer de gros dégâts."

Que reste-t-il au programme ?

Cinq étapes, réparties pour tous les genres. Celles de jeudi et dimanche sont promises à un sprint. Le chrono de vendredi, à Calpe, est plutôt plat et roulant, même s’il y a une montée au début. Reste deux étapes de montagne. À commencer par la prochaine qui vaudra surtout par sa montée finale, le Camins de Penyagolosa. Même s’il ne fait que 3,8 km à 12,5 %, il est repris en 1re catégorie. Il faut dire que cette montée présente des passages entre 18 et 21 % ! Javier Guillen, le directeur de la Vuelta, en parle : "Quand j’ai emmené mon équipe technique la voir, dans la voiture, personne ne disait un mot. C’était vraiment très dur. Cette côte va bien avec la personnalité de la Vuelta et en terme de cyclisme, je pense que ça va être un grand succès. C’est très brutal. Très surprenant. C’est la plus dure côte de 4 kilomètres que nous pouvons proposer dans la Vuelta." Samedi, l’avant-dernière étape (cinq cols) se finira aussi en altitude, à l’Alto de Aitana et ses 21 km à 5,9 %.