Le quotidien L'Equipe annonce la disparition du cycliste français rendu célèbre par ses podiums sur le Tour.

Le plus grand rival de Jacques Anquetil mais aussi l'un des plus sérieux concurrents d'Eddy Merckx s'est éteint à l'âge de 83 ans, cette nuit à Saint-Léonard-de-Noblat (Limousin), où il était hospitalisé depuis plus d'un mois en raison d'une grande fatigue.

Rendu très populaire par son statut "d'éternel second" sur le Tour de France, "Poupou" n'avait, il est vrai, jamais reçu les honneurs même éphémères du maillot jaune. Il a remporté cependant sept étapes du Tour. Champion de France en 1961, Raymond Poulidor a notamment inscrit à son palmarès aussi le Tour d'Espagne (1964) dont il a remporté au total quatre étapes, Milan-Sanremo (1961) et la Flèche wallonne (1963), Paris-Nice (1972 et 1973) et le Dauphiné (1966 et 1969). Il recense 73 victoires à son compteur auxquelles aurait pu s'ajouter le Tour 1968, juste avant l'hégémonie de Merckx, qui lui était promis jusqu'à ce qu'un motard provoque sa chute sur les routes d'Albi. 
 

Les plus jeunes, eux, se souviendront d'un spectateur très attentif du Tour de France, où il se rendait souvent ces dernières années par plaisir de rencontrer le grand public, jamais avare de sollicitations à son égard. C'était aussi le grand-père d'un certain Mathieu Van der Poel, la star montante du cyclisme mondial.


Poulidor, tout à gauche, ici avec son équipier Alain Santy et son rival Eddy Merckx pendant le Tour 1974, qu'il terminera juste derrière le Cannibale.
Poulidor, tout à gauche, ici avec son équipier Alain Santy et son rival Eddy Merckx pendant le Tour 1974, qu'il terminera juste derrière le Cannibale. © Reporters


Poulidor et Merckx se félicitent à l'arrivée à Paris du Tour 1974.
Poulidor et Merckx se félicitent à l'arrivée à Paris du Tour 1974. © Reporters


Poulidor, à gauche, emmène devant Merckx, Zoetemelk et Gimondi dans un col du Tour 1972.
Poulidor, à gauche, emmène devant Merckx, Zoetemelk et Gimondi dans un col du Tour 1972. © Reporters

Poulidor, à gauche, était à la présentation du Tour 2019 aux côtés de Merckx, Hinault et Indurain. "Nous avons gagné 15 Tours de France à nous quatre", avait-il plaisanté après avoir fait remarquer humblement à Christian Prudhomme, patron du Tour, qu'il n'aurait pas dû se trouver sur scène aux côtés des trois quintuples vainqueurs.
Poulidor, à gauche, était à la présentation du Tour 2019 aux côtés de Merckx, Hinault et Indurain. "Nous avons gagné 15 Tours de France à nous quatre", avait-il plaisanté après avoir fait remarquer humblement à Christian Prudhomme, patron du Tour, qu'il n'aurait pas dû se trouver sur scène aux côtés des trois quintuples vainqueurs. © AFP

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