"Ce n'était pas la journée que j'espérais", a expliqué Evenepoel dimanche au départ de l'étape, et qui avait lâché prise à 34 km de l'arrivée, sur le Monte Carpegna. "Déjà dans la vallée, à 50, 60 km de la ligne, je sentais que j'avais les jambes lourdes. Je n'ai jamais abandonné, j'ai essayé de limiter les dégâts. Quand tu vois la facilité avec laquelle Pogacar a lâché les autres, il était clairement le meilleur. A ce niveau, tu dois être à 100% pour pouvoir lutter, si tu es à 80 ou 85%, tu passes une mauvaise journée, tu le paies cash." 

"Je ne dis pas qu'avec une bonne journée j'aurais pu suivre Pogacar, mais dans un autre jour, j'aurais terminé dans le groupe de poursuivants ou celui derrière", a poursuivi le jeune Belge. "Hier, je ne pouvais pas développer la puissance nécessaire, il manquait 30, 40 watts pour être là." Evenepoel ne pense pas que cette moins bonne journée soit liée au froid, reconnaissant que cela lui porte un petit coup au moral. 

"C'est une surprise pour moi. J'avais bien travaillé et j'étais sur la bonne voie pour essayer d'être sur le podium. J'espère que je pourrai en tirer des leçons et que nous pourrons trouver quelque chose pour éviter que ça se reproduise." Evenepoel dispute Tirreno-Adriatico pour la première fois. "La semaine a été difficile. Peut-être une accumulation de la fatigue. Cette course était un test et jusque samedi, tout se passait idéalement. Hier, j'étais mauvais, perdre quatre minutes dans une course par étapes d'une semaine, c'est beaucoup."