"Je vais mieux, a-t-il déclaré à nos confrères du Laatste Nieuws et de VTM. Je fais des progrès tous les jours. J’ai perdu un peu de masse musculaire. Avant le Tour de Lombardie, je pesais 62,5 kg. Quand j’ai quitté l’hôpital, j’étais à 57… Aujourd’hui, je suis proche de 60. Je veille aussi à ne pas prendre de poids, à ne pas manger trop. Sinon, j’aurai un gros problème quand je reviendrai !" Car c’est certain, avec son caractère, il veut revenir. Plus fort que jamais. "Ma première réaction a été de demander si je pourrais faire le Giro. Le médecin m’a répondu : ‘non, mon petit’. J’ai demandé pour la Vuelta. Et il m’a fait comprendre que je devais me tourner vers la saison prochaine. C’est comme ça. Je sais que j’ai eu beaucoup de chance dans ma chute."

Remco Evenepoel a aussi évoqué les circonstances de son accident. "Ces virages, je les connaissais bien. Je les avais reconnus plusieurs fois. Mais les coureurs devant moi ont fait une erreur dans leur trajectoire. Dans cette chute, ma première réaction a été d’essayer de m’accrocher au mur. Raison pour laquelle je me suis aussi blessé aux mains. J’ai aussi regardé en bas, pour voir la profondeur du ravin. J’avais l’impression d’un trou noir, avec l’ombre… Je ne savais pas quelle était la profondeur. Je suis tombé sur les pieds. Au tout début, je ne pouvais plus respirer. J’ai voulu remonter, mais avec la fracture, je ne pouvais pas bouger. J’ai aussi appelé à l’aide. Mais ma voix n’avait pas de force. Personne ne m’a entendu. Pendant cinq minutes, je me suis senti abandonné… Avant que les secours n’arrivent."

Il devra passer un nouveau scanner de sa fracture du bassin le 25 septembre pour faire le point sur l’évolution de sa revalidation.