Remco Evenepoel poursuit sa rééducation loin des premières pages des journaux consacrées aux classiques, au Giro ou à la Vuelta. Il a tout de même accepté de se confier à L'Equipe, ce mardi. L'occasion pour lui de donner des nouvelles et d'évoquer une nouvelle fois sa terrible chute au Tour de Lombardie: "Je connaissais les deux virages dangereux de cette descente et je me suis mis à les redouter quand on s'en approchait. Le premier s'est passé sans encombre mais pour le deuxième, c'est comme si mon corps et mon cerveau avaient oublié le réflexe de tourner. C'était bizarre, j'étais totalement confiant mais à la fois mon corps a refusé de prendre le virage."

Deux mois plus tard, le voilà donc en pleine rééducation, contraint de suivre le Giro, dont il était le grand favori, à la télévision:  "Quand je vois mon équipe qui marche super bien au Giro, je suis heureux pour les copains. Mais d'un autre côté, ça me fait mal. Normalement ils auraient dû travailler pour moi de la même façon et je ne peux pas m'empêcher d'y penser. Sans cette chute, je pouvais être là aussi, peut-être à la place de Joao Almeida avec le maillot rose."

Fort heureusement, il a pu remonter sur le vélo le 3 octobre, jour du début de ce Tour d'Italie ( "un signe !", pense-t-il) pour atténuer sa frustration: "C'était une vraie victoire car les médecins n'avaient pas prévu que ça arrive aussi rapidement. Même avec eux, je suis un compétiteur." 

Enfin, notre compatriote avoue avoir pensé à courir la Vuelta, qui débute ce mardi:  "Oui j'avais évoqué avec Patrick Lefevere cette possibilité mais j'ai vite compris que ce n'était pas si simple de remettre en place un organisme après une telle chute. Au centre de rééducation, on s'est rendu compte que j'avais des muscles bloqués."

Il devra donc attendre janvier ou février pour faire son grand retour.