C’était, déjà, il y a deux ans. C’était dans le monde d’avant, celui d’avant la pandémie. Vu le contexte actuel, cela semble être si lointain ! En juin 2019, après avoir impressionné sur plusieurs de ses premières courses chez les pros comme au Tour de San Juan, au Tour de Turquie ou sur les Hammer Series, Remco Evenepoel avait confirmé tous les espoirs placés en lui en dominant, avec la manière, le Tour de Belgique. Flanqué de son dossard favori, le 13, il s’était imposé le… 13 juin en solitaire, dans les rues de Zottegem, pour son premier succès chez les pros, lors de la seconde étape du Baloise Belgium Tour.

Alors qu’il n’aime pas trop les pavés, c’est sur une étape au profil flandrien qu’il avait été chercher son premier bouquet de vainqueur chez les pros. Dans un beau moment d’émotion, avec les larmes de joie de son papa, Patrick, présent sur place. Au bout d’une démonstration de force, quand il avait mis dans le rouge le Recordman de l’Heure, le seul à pouvoir le suivre dans son attaque. À tel point que Victor Campenaerts avait chuté dans un virage. Ensuite, Remco Evenepoel avait géré lors des étapes suivantes, malgré une chute lors de la dernière journée, pour remporter le classement final.

“Revenir sur le Tour de Belgique est très spécial pour moi”, explique celui qui est le vainqueur sortant de l’épreuve, puisque l’édition 2020 avait été annulée à cause du coronavirus. “Cette semaine va me rappeler de super souvenirs. C’est aussi très chouette de pouvoir rouler en Belgique. Il y a plus de fans le long de la route, cela rend la course plus facile.”

Il l’a vu dimanche, à Bruges, sur le Tour des Onze Villes : pour sa première course UCI au pays depuis… deux ans, il a logiquement été très acclamé sur le parcours.

Que pense-t-il de celui du Tour de Belgique ? “C’est un beau tracé”, répond Remco Evenepoel. “Avec une étape difficile pour commencer dans les Flandres, un contre-la-montre ensuite, une étape pour sprinters avant une étape dure à nouveau mais pas trop, en Wallonie, et encore une journée pour les sprinters. C’est bien balancé. Et cela promet d’être une belle course, avec un solide plateau.”

Rassuré sur son état physique dimanche après sa chute et son abandon au Tour d’Italie, il tentera de reprendre sa série victorieuse sur les épreuves par étapes d’une semaine, qui est toujours en cours, puisqu’il n’en a plus disputé depuis son succès au Tour de Pologne 2020, qui, pour rappel, suivait ceux conquis au Tour de Burgos, d’Algarve et de San Juan.

“Je prends du plaisir sur le vélo et c’est le principal”, ajoute le jeune coureur de 21 ans. “Il ne faut pas oublier d’où je reviens. Avec seulement deux mois d’entraînement avant de me lancer sur le Giro, après neuf mois sans compétition. Je suis fier de ce que j’ai réalisé en Italie, j’étais quand même deuxième du classement général dans la première partie. On verra ce que cela donnera sur ce Baloise Belgium Tour. Je m’y retrouve dans une sélection de coureurs avec lesquels je n’ai pas l’habitude de courir et c’est très chouette aussi. Ce sera une solide équipe, avec des coureurs comme Yves Lampaert ou Davide Ballerini, qui auront leur mot à dire aussi.”