Vainqueur du prologue du Tour d'Italie en 2001, Rik Verbrugghe a ensuite porté le maillot rose de leader du classement général jusqu'au bout de la 4e étape. Depuis lors, plus aucun Belge n'a eu l'honneur de porter la célébre tunique : "Le fait que je sois encore le dernier porteur belge du maillot rose, c'est un peu hallucinant", s'étonne l'ancien vainqueur de la Flèche wallonne, qui nous a accordé une grande interview à découvrir dans les pages de la DH.

Mais ces derniers jours, Remco Evenepoel s'est très fort rapproché de la première place au classement général. Pour Verbrugghe, le Brabançon réalise la course parfaite jusqu'à présent : "Il a l’air de bien gérer son premier Grand Tour. Jeudi, je pense qu’il aurait pu attaquer pour aller gagner l’étape. Mais il est resté sagement dans les roues. Il semble vouloir éviter de faire des efforts inutiles. Courir un Grand Tour, ce n’est pas comme disputer une classique. Il faut savoir rouler à l’économie", explique-t-il tout en estimant que la route sera encore très longue pour le coureur du Wolfpack.

"Son niveau va certainement s’améliorer au fil des jours. C’est sa première course depuis sa blessure, je vois donc une progression en lui. J’ai vraiment l’impression qu’il sera à son meilleur niveau dans la dernière semaine. Le seul point d’interrogation reste la constance qu’il aura sur trois semaines, comme il n’a pas encore disputé un Grand Tour. Sur ce type d’épreuve, pour le classement général, il ne faut pas avoir un jour sans", pense Verbrugghe.

L'actuel directeur sportif d'Israel Start-Up Nation espère qu'Evenepoel portera le maillot rose dans ce Giro... mais pas tout de suite : "Il faudra voir quand il voudra le prendre, pour laisser le poids de la course aux adversaires. Remco a une solide équipe autour de lui, mais il pourrait vouloir faire comme Pogacar sur le dernier Tour de France, prendre le maillot de leader à la fin."