Devancé vingt-quatre heures plus tôt par Tim Merlier à Nokere, Max Walscheid (Cofidis) a confirmé son excellente forme du moment en enlevant le GP de Denain devant Dries De Bondt (Alpecin-Fenix).

Primoz Roglic a, lui aussi, montré à nouveau qu’il est bien en jambes. Comme d’autres candidats aux premières places lors du Tour de France, le Slovène a tenu à se tester sur les pavés de la région. C’est que la 5e étape, entre Lille et Arenberg, proposera onze secteurs pour un total de 19,4 bornes. Ce jeudi, le leader de la Jumbo-Visma a passé avec mention les douze secteurs au menu pour un total de 20,8 kilomètres.

Quand les Ineos de Narvaez sont passés à l’offensive, il s’est montré en mesure de rester à leur contact. Et, finalement, ce groupe de six fuyards est resté échappé jusqu’à deux kilomètres de l’arrivée. "Je me fiche du résultat, glisse Roglic, 36e à 22 secondes de Walscheid. J’étais venu pour découvrir les pavés."

Et il s’est, donc, très bien tiré d’affaire. "J’ai appris beaucoup, confirme-t-il. Il faut tout le temps rester concentré. C’est une autre manière de rouler. La nervosité et le stress qu’il y a avant d’aborder les secteurs pavés, c’est impressionnant. Tout le monde veut se placer. Et quand tu es sur les pavés, ça secoue pas mal. Et encore ! Ici, on a pu rouler sur les côtés mais je pense qu’avec le public qu’il y aura le long de la route au Tour de France, on devra rester au milieu."

Cela ne lui a pas encore donné envie de s’attaquer à l’Enfer du Nord. "Paris-Roubaix ? Ce n’est pas un but à court terme. Peut-être un jour."