Cyclisme

L'Australien Rohan Dennis (Bahrain-Merida), champion du monde de l'effort en solitaire, a quitté le Tour de France de son plein gré à la surprise générale, jeudi au cours de la douzième étape, à la veille du contre-la-montre individuel de ce vendredi à Pau. Il ne semblait pourtant ni blessé, ni malade. Son abandon avant Peyresourde, le premier des deux cols de la journée, était et reste un mystère, même si le coureur s'en est brièvement expliqué sur le site internet officiel de son équipe teambahrainmerida.com.

"Je suis très déçu de quitter la course à ce stade", a-t-il en effet écrit. "Évidemment le contre-la-montre était un grand objectif pour moi et l'équipe. Mais étant donné mon sentiment actuel, c'était la bonne décision de se retirer. Je souhaite beaucoup de succès à mes coéquipiers, qui vont continuer sans moi, et je remercie tous les fans qui m'ont tant encouragé depuis le départ à Bruxelles. J'espère bien participer aux prochaines éditions de la plus grande épreuve cycliste du monde...".

Le directeur sportif de Bahrain-Merida Gorazd Stangelj avait assuré jeudi que le renoncement de Dennis n'était en aucun cas dû à des problèmes physiques. Le Slovène s'était en effet déclaré "aussi surpris que déçu".

On rapporte que le coureur australien ne serait pas satisfait du matériel dont il dispose.

"Possible", admet Stangelj. "Mais même s'il est perfectionniste jusqu'au bout des ongles, Rohan doit savoir et comprendre, que la perfection absolue n'existe pas...".

L'absence inattendue de Dennis fait de Wout van Aert (Jumbo-Visma) le grand favori de ce c-l-m de 27,2 km à et autour Pau.

Le champion de Belgique de la spécialité avait enlevé la course contre le chrono du Dauphiné le mois passé.