Contraint à l'abandon sur l'Amstel Gold Race et la Flèche Wallonne, Peter Sagan avait refermé son printemps des classiques sur une note bien amère en renonçant à s'aligner sur Liège-Bastogne-Liège. Deux semaines après l'annonce de son forfait pour la Doyenne, le Slovaque est revenu sur son printemps dans un média de son pays Hnonline.sk.

"Les résultats ne disent pas tout, y a ainsi confié le triple champion du monde. Dans la foulée de ma maladie (NdlR : en amont de Tirreno-Adriatico), j'ai tenu à m'aligner en course dès que je me suis senti mieux. J'avais perdu quelques jours d'entraînement importants mais le cyclisme ne vous attend pas vous savez… En dépit de ce contre-temps, je me suis battu pour la victoire sur Milan-Sanremo (4e), le Tour des Flandres (11e) et Paris-Roubaix (5e). C'est pour cela que j'évalue tout de même cette campagne relativement positivement."

Engagé pour la dixième année consécutive sur le Tour de Californie à partir de ce dimanche, le coureur de chez Bora-Hansgrohe a profité de cet anniversaire pour faire un point sur sa carrière. "Je tenterai d'améliorer encore mon record de victoires d'étapes. Quand je me rends compte que j'en serai déjà à ma 10e participation en Californie, je me dis que le temps passe vite. Des jeunes coureurs arrivent de plus en plus dans le peloton et je commence déjà à ressembler à un vieux combattant… Si la motivation n'a pas changé, d'autres choses ont, elles, évolué. Avant j'étais sans doute plus un prédateur. Désormais, j'agis en course avec plus de réflexion. Serais-je encore dans le peloton dans 10 ans ? J'aurai alors 39 ans, comme Valverde, et j'espère que non. Je l'admire pour ce qu'il fait, mais je n'ai pas envie d'être toujours là dans dix ans..."