Vainqueur en 2005, le Faucon sait que le profil très montagneux du Giro ne l'avantage pas

SERAING Jeudi, lors de la présentation des coureurs, Paolo Bettini avait donné le ton. «Savoldelli ? Non, pour moi, il n'est pas favori. Car ce Giro est très montagneux. Et malheureusement pour lui, les arrivées des étapes cruciales ne se font pas après les descentes des cols mais bien à leur sommet !»

Référence aux grandes qualités de descendeur du double vainqueur du Tour d'Italie, qui est d'ail- leurs surnommé le Faucon. Mais Savoldelli pourrait, en effet, souffrir face aux purs grimpeurs dans la dernière semaine de ce Tour d'Italie. «Ce Giro, avec ses nombreuses étapes de montagne, favorise les coureurs légers, les grimpeurs», expliquait-il hier. «Pour moi, le favori est donc Simoni. Parce qu'il est léger. Parce qu'il a le fond nécessaire et parce que c'est un excellent grimpeur. Mais si je gagne ce Giro très dur, cela voudra dire que je suis bien plus fort que l'an passé. Or je me sens mieux qu'au départ du Tour d'Italie 2005. L'an passé, ma préparation avait été perturbée par une fracture de la clavicule en début de saison. Or ici, j'arrive pour le prologue après avoir connu une progression continue.»

Cette progression, il l'avait en partie dévoilée il y a un peu plus d'une semaine en remportant le prologue du Tour de Romandie devant Valverde et McGee. Mais il avait été ensuite contraint à l'abandon, malade. «On ne connaît toujours pas la cause, si c'est un virus ou une intoxication alimentaire», poursuit Savoldelli. «J'ai dû me reposer trois jours mais depuis hier (jeudi), je ne ressens plus rien à l'estomac. Je considère cela comme un bon signe.»

Il s'appuiera sur une équipe Discovery Channel qui compte également Tom Danielson, le jeune Américain dont on parle de plus en plus. «Notre équipe ne sera pas aussi forte que la CSC de Basso, mais Danielson peut être un bon soutien», poursuit Savoldelli. «C'est un coureur d'avenir pour les courses par étapes car il est bon partout mais, comme il vient du VTT, il lui manque encore un peu de culture cycliste pour avoir une bonne gestion de course. Il peut être un joker. Mais le leader, sur le Tour d'Italie, c'est moi!»

© Les Sports 2006