Les deux frères sont en forme mais ne gagnent pas

LIÈGE La Doyenne constituera un quitte ou double pour Frank et Andy Schleck, qui, avec l’Amstel et la Flèche, ont laissé passer leur chance dans deux classiques qui leur conviennent. Il en reste une, et pas la moins importante. Andy s’y était imposé l’an dernier et ferait volontiers coup double.

On se souvient que le plus jeune des deux frères avait raconté combien sa victoire à Liège-Bastogne-Liège lui avait particulièrement fait plaisir.

“En plus, en reconnaissant la côte de La Roche aux Faucons, j’avais pensé à une attaque à cet endroit et c’est exactement que j’avais fait le jour de la course, dit-il avec enthousiasme. C’est amusant, je me souviens que Frank Vandenbroucke avait fait pareil (NdlR : en annonçant son démarrage dans Saint-Nicolas) quand il s’était imposé en 99.”

Tant à la Gold Race qu’à la Flèche, Andy avait produit, ou dû produire, son effort trop tôt. Dans la course néerlandaise, il avait sèchement attaqué dans l’Eyserbosweg, tandis qu’à la Flèche, il avait d’abord dû chasser pendant 30 km lorsqu’une cassure s’était produite au km 125 à la suite d’une chute au milieu du peloton, puis il s’était dépensé sans compter pour protéger l’échappée de son frère. À l’arrivée, dans le Mur de Huy, il avait logiquement payé la note… tout en se classant malgré tout 9e.

Pour Liège, le cadet pense que les choses se feront plus naturellement. “En ce qui me concerne, je préfère Liège car c’est une course dans laquelle la tactique joue beaucoup moins”, dit-il. “Si on est fort, on est devant. C’est aussi une épreuve où il faut oser se montrer audacieux, ne pas avoir peur de se lancer.”

Avant l’Amstel, Andy avait annoncé qu’il voyait Gilbert s’imposer en Hollande plutôt qu’à Liège. Selon lui, le Liégeois était un peu trop gros pour passer toutes les bosses et s’imposer à Ans.

Frank, de son côté, reconnaît que la course de dimanche sera difficile, “mais on va faire ce qu’il faut !” Voilà donc qui promet une course palpitante…



© La Dernière Heure 2010