Cyclisme

Le Flandrien est-il capable d'à nouveau s'imposer sur le circuit Het Nieuwsblad?

"Cet hiver, j’ai pris trois kilos", nous confiait hier Sep Vanmarcke, avant de lâcher avec un petit sourire, "trois kilos… de muscle. Je pèse 80 kilos, pour un mètre nonante et dès demain (aujourd’hui), on va bien voir ce que cela m’apporte, mais je sens que j’ai plus de puissance."

S’il avait remporté le circuit Het Nieuwsblad à la surprise générale il y a trois ans, devançant Juan-Antonio Flecha, mais surtout, Tom Boonen, dans un sprint à trois, le Flandrien, 26 ans seulement, a franchi un palier l’an passé.

"Je fais désormais partie du top dans les classiques flandriennes", dit Vanmarcke, devenu aussi le leader incontesté de sa formation Lotto NL-Jumbo qui n’a toujours pas remporté le moindre succès cette saison. "À l’une ou l’autre exception, comme Lars Boom, c’est la même équipe que l’an dernier en fait, seules les couleurs ont changé. Mais les coureurs sont les mêmes et, à commencer par moi, ont gagné en expérience. Maintenant, je dois juste franchir le dernier palier, celui qui mène au succès dans une grande classique."

Car s’il s’impose une deuxième fois cet après-midi sur la Sint-Pietersplein, Vanmarcke ne sera pas rassasié, que du contraire.

"Un succès ne me satisferait pas pleinement, disons simplement qu’avec lui, ma campagne des classiques ne serait pas ratée, mais pour moi, la réussite passe par une victoire au Tour des Flandres ou à Paris-Roubaix", dit-il. "Il ne sera toujours ainsi."

Contrairement à la plupart de ceux dont il va croiser la route aujourd’hui, le coureur né à Courtrai, mais qui vit à Waregem avec sa compagne, n’a pas encore disputé une longue série de courses cette saison.

"Comme l’an dernier, je n’ai couru que le Tour d’Algarve, sans résultat spectaculaire", dit-il. "Mais, je ne vais pas mentir et me cacher, les sensations étaient excellentes, je suis en bonne forme. En général, j’y arrive rapidement, sans trop courir, car je m’entraîne très sérieusement. Ma condition est suffisante pour jouer la gagne ce week-end en tout cas. Je suis un des candidats à la victoire, mais nous sommes plusieurs dans ce cas."

S’il refuse de choisir entre le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, les deux courses de ses rêves, Sep Vanmarcke préférerait un deuxième succès à Gand qu’un premier à Kuurne.

"Pourtant, j’ai vécu les vingt-trois premières années de ma vie dans cette région", explique-t-il. "Mais, Kuurne, c’est plus typé comme une course de sprinters (NdlR : l’an dernier, il s’y est pourtant classé troisième) et ce sera encore le cas dimanche, s’il fait beau. S’il pleut, ce sera différent. Tandis que le Nieuwsblad, c’est vraiment une course pour spécialistes des pavés."