Rassuré, Sep Vanmarcke pense que le Slovaque peut quand même être battu.

Du trio de tête arrivé à Gand, Sep Vanmarcke est le seul à ne pas avoir couru à Kuurne, le lendemain. Le Flandrien a réussi son premier test. S’il le fallait encore, sa troisième place, face aux deux super-favoris, va d’abord renforcer son statut de leader chez Cannondale, sa nouvelle équipe.

Sa prestation l’a aussi rassuré, même si Vanmarcke a bien compris que tant Van Avermaet que Sagan seraient difficiles à battre dans les semaines à venir.

"C’était phénoménal comme Sagan était fort", témoignait-il après le Nieuwsblad. "Greg et moi, nous souffrions pour le suivre, on donnait le maximum. J’étais vraiment à la limite. Après, on peut dire qu’il se dépense trop, mais il roule comme ça, sans beaucoup calculer. C’est sûr, il est inquiétant."

Néanmoins, Sep Vanmarcke pense que le Slovaque peut être battu comme Van Avermaet l’a d’ailleurs fait.

"Sagan commet parfois des erreurs qui l’obligent à effectuer des efforts", remarque le coureur d’Anzegem. "Il était un peu trop loin au pied du Taaienberg où l’on savait bien que la course allait exploser une première fois. Ensuite, quand on a abordé le Molenberg avec notre petit groupe, je savais qu’il fallait être dans les deux premiers. Ça me permettait de monter à mon rythme sans être attaqué, car les pavés sont très mauvais, on peut difficilement doubler. Lui était cinq ou sixième, ça l’a encore obligé à un nouvel effort. À la fin, tout cela se paie."

Vanmarcke est donc plutôt heureux de sa performance.

"Avant la course, j’aurais signé pour cette troisième place, mais je me sentais bien, je pensais que j’avais une chance", disait-il encore. "C’est bien d’être déjà là. Je sais que je suis prêt. Maintenant, je ne dois plus que grandir un peu, peaufiner ma forme, entretenir ma condition."