Spécialiste de l'effort en solitaire et détenteur du record de l'heure, Campenaerts aura l'occasion de briller lors des trois chronos. Pour y parvenir, il devra cependant battre, entre autres, l'Italien Filippo Ganna, récent champion du monde de la discipline.

Comme souvent, c'est Thomas De Gendt qui semble avoir les meilleures chances de remporter une étape. Troisième du Giro 2012, il a déjà prouvé qu'il était capable de briller tant en montagne que dans les étapes de transition, souvent en ponctuant une échappée au long cours.

Le Giro, comme le reste du monde sportif, a été chamboulé cette année par la pandémie de coronavirus. La 'Corse Rosa' devait débuter à Budapest au printemps mais la capitale hongroise a été remplacée par un séjour en Sicile pour les quatre premières journées, dont une arrivée sur les pentes de l'Etna lors de la 3e étape.

Les sprinteurs, avec pour la première fois le Slovaque Peter Sagan au départ mais aussi le Colombien Fernando Gaviria ou encore l'Italien Elia Viviani et le champion de France Arnaud Démare, auront l'occasion de briller.

Mais c'est assurément les étapes de montagne qui vaudront le détour avec des passages, si la météo le permet, au sommet du Stelvio (2758 m) et de l'Agnello (2745 m). Cinq hommes sont pointés parmi les favoris: la coqueluche locale et double lauréat de l'épreuve Vincenzo Nibali, le Gallois Geraint Thomas, vainqueur du Tour 2018, le Danois Jakob Fuglsang, le Néerlandais Steven Kruijswik et le Britannique Simon Yates. De prime abord, Thomas semble avantagé par les 64,9 kilomètres de chrono prévus sur ce Giro mais tous tenteront de succéder à l'Equatorien Richard Carapaz.