La solidité collective de la formation britannique a impressionné et notre pays a vibré avec Boonen, Gilbert, VDB ou De Gendt

BRUXELLES Olivier Kaisen, considéré comme un des piliers de l’équipe Lotto-Belisol par tous les membres du staff de la formation belge, s’est penché sur la saison écoulée. Si le précieux coéquipier namurois n’a pas vécu en 2012 sa meilleure année (“j’ai trop couru en 2011 et j’ai eu un hiver trop court, j’ai donc été fatigué cette saison, avec plusieurs petits pépins de santé, raison pour laquelle j’ai coupé assez vite, pour bien me reposer et bien repartir en 2013” , raconte l’homme qui compte deux victoires à son palmarès), il considère les douze derniers mois comme un grand cru.

La première chose qui me vient à l’esprit pour évoquer la saison 2012, c’est le titre de champion du monde de Philippe Gilbert” , explique Olivier Kaisen, qui est toujours offensif et qui a été récompensé par le titre du coureur le plus combatif sur le Tour d’Italie. “Surtout qu’il est arrivé après un début de saison difficile. Mais en 2012, il y a aussi eu la domination des Sky. Au Tour de France, mais aussi sur les autres courses. Et, bien sûr, toutes les victoires de Bradley Wiggins. Sans oublier non plus le bon comportement des Belges. Avec le retour au premier plan de Tom Boonen et sa domination sur les Flandriennes. Il a eu une réaction de champion pour revenir comme ça après des années plus difficiles et ses ennuis. Mais les Belges ont bien marché aussi sur les Grands Tours. Jurgen van den Broeck, 4e du Tour de France, ce n’est pas rien ! Même s’il y avait quelques absents sur la Grande Boucle, il n’était pas loin du podium, c’est exceptionnel. Et enfin Thomas De Gendt et ce qu’il a réalisé au Giro, avec sa victoire d’étape au Stelvio et sa troisième place au classement final. Et cela faisait longtemps qu’un de nos compatriotes n’était plus parvenu à se hisser sur le podium d’un Grand Tour. Surtout que le Tour d’Italie est vraiment une course difficile. Il est sous-évalué par rapport au Tour de France, mais, pour certains aspects, il vaut la course au maillot jaune .”

Dans l’ensemble, Olivier Kaisen trouve que la saison a été belle. “Les courses ont été animées, avec, presque toujours, le plus fort qui s’est imposé, que ce soit les classiques ou les Grands Tours comme le Giro ou la Vuelta, sauf peut-être sur le Tour” , termine Olivier Kaisen. “S’il n’y avait pas eu toutes ces affaires autour de Lance Armstrong, et je n’ai pas envie de parler de dopage et de ce dossier extra-sportif, cela aurait pu inciter le public à supporter encore plus le vélo. Mais l’affaire Armstrong a fait mal au cyclisme” .



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