Wout Van Aert a devancé, en solitaire, Formolo et Schachmann au terme d'une classique toscane très animée.

Les hommes les plus costauds se sont dégagés à plus de cinquante kilomètres de l'arrivée. On retrouvait Van Aert, Formolo, Schachmann, Bettiol, Fuglsang (qui finiront dans cet ordre) ainsi que Greg Van Avermaet, qui a craqué à environ 20 kilomètres de l'arrivée à Sienne.

A environ 12 kilomètres du but, c'était au tour de Jakob Fuglsang de payer ses efforts (c'était une attaque du Danois qui avait permis aux six hommes de prendre la poudre d'escampette). Wout Van Aert en a alors profité pour partir seul et s'offrir un contre-la-montre, exercice qu'il apprécie, contre Schachmann et Formolo, les deux seuls à pouvoir continuer à rêver de la victoire.

Finalement, Van Aert abordait la dernière ascension avec 25 secondes d'avance sur le duo. Suffisant pour s'imposer en solitaire et prouver à tous qu'il est de nouveau au sommet après de longs mois de revalidation.

"C'était une longue journée de souffrance", a confié dans l'interview d'après-course le coureur de Jumbo-Visma, parti à 12 km de l'arrivée car "l'attaque est la meilleure défense".

"Quand tu termines deux fois troisième de suite, forcément tu es confiant", a expliqué Van Aert, en référence à ses deux premières participations sur cette course. "Aujourd'hui, c'était une longue journée de souffrance. Je me suis concentré sur le fait de m'hydrater, de garder de la fraîcheur car cette chaleur était accablante, fatigante."

"Il n'y avait pas vraiment un gars qui m'effrayait pour aborder la dernière difficulté. L'attaque est la meilleure défense et j'ai remarqué dans les dernières édition que l'attaquant n'était jamais défavorisé. J'ai attaqué pour limiter le groupe derrière dans un combat d'homme contre homme. Ce qui m'a souri".

Van Aert s'offre un 12e succès dans sa carrière sur route, après notamment le championnat de Belgique du chrono et une étape du Tour de France. "Une victoire au Tour, c'est grand. Gagner les Strade Bianche, une des plus belles courses du calendrier, c'est magnifique. Je suis tombé amoureux de cette course il y a deux ans et c'était un grand objectif de la gagner. Je la gagne à 25 ans, j'en suis très heureux."


Alaphilippe et Van der Poel n'étaient pas dans le coup

Les deux favoris théoriques de l'épreuve n'ont pas répondu présent. Julian Alaphilippe et Mathieu Van der Poel n'ont en effet pas pu suivre les six plus forts quand ceux-ci ont fait la différence. La Deceuninck-Quick Step doit d'ailleurs se contenter d'une 6e place avec Stybar, qui a repris et déposé un Van Avermaet à bout de force, en fin d'épreuve.

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